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The Effects of Environmental Contaminants
on pregnant women and
fetus development: Placenta is a tool of diagnosis
and prevention
We know there is a close relationship between human health and the
environment.
Studies have shown that the embryo, like the fetus, is exposed to
the pollutants with which the mother is in contact with during the
pregnancy.
Studies also show that contaminants can contribute to certain
neurological and congenital anomalies, including asthma, infertility and
cancer.
Professor Cathy Vaillancourt and researchers at the University of
Moncton are trying to determine if there is a bond between the levels of
environmental contaminants contained in maternal blood, and a
deterioration of the placental functions and development of the fetus.
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Les effets des
contaminants environnementaux
sur
les femmes enceintes et le développement du fœtus : le placenta comme
outil de diagnostic et de prévention
Cathy Vaillancourt,
Ph.D.
Professeure,
Université de Moncton
Avril 2005
epuis
les dernières années, on se préoccupe de plus en plus de la
" pollution " de l'environnement des effets sur la santé
des humains au Nouveau-Brunswick et au Canada. En fait, il existe
une étroite relation entre la santé humaine et la santé
environnementale. Par exemple, certains aliments, l'eau et l'air
constituent souvent des sources d'exposition aux polluants
environnementaux tels que les métaux lourds (plomb, mercure, etc.)
et les polluants organiques persistants (POP).
Les résultats d'études effectuées dans le bassin
des Grands Lacs et dans la région du fleuve Saint-Laurent ont
révélé que la présence de certains POP et métaux lourds à de
faibles concentrations peut modifier la taille et le poids des
nouveau-nés, leur développement neurologique (du cerveau) et le
développement de leurs fonctions immunitaires. Ainsi, des études
ont démontré que l'embryon, comme le fœtus, est exposé aux
polluants avec lesquels la mère sera mise en contact pendant la
grossesse, par son environnement et son alimentation, puisque
certains peuvent traverser la barrière placentaire. Par exemple, il
a été démontré que le cadmium, le manganèse, le mercure, le
plomb et certains POP traversent la barrière placentaire.
La bioaccumulation de produits chimiques dans les
tissus humains, qui sont ainsi transmis de génération en
génération, laisse croire que les enfants d'aujourd'hui sont
beaucoup plus touchés que ceux des générations précédentes. En
outre, de plus en plus d'études démontrent que les contaminants
contribuent à certaines anomalies neurologiques et congénitales
ainsi qu'au déclenchement de maladies comme l'asthme, les
infections respiratoires, l'infertilité et le cancer. Mais, même
si tout indique que les polluants peuvent altérer la croissance et
le développement du fœtus, on connaît encore peu les effets d'une
exposition à des contaminants environnementaux sur les femmes
enceintes et leur bébé. Ainsi, la compréhension de la physiologie
de la grossesse, et par conséquent du développement et du
bien-être du fœtus, comporte encore de très nombreuses lacunes,
de sorte qu'on ignore exactement quels sont les effets de la
contamination des femmes enceintes sur leur fœtus.
(photo: Cathy Vaillancourt)
La professeure Cathy Vaillancourt et son équipe de recherche du
Département de chimie et biochimie à l'Université de Moncton
tentent de déterminer s'il existe un lien entre les niveaux de
contaminants environnementaux contenus dans le sang maternel et une
altération des fonctions placentaires et, par conséquent, de la
croissance et du développement du fœtus. La professeure
Vaillancourt croit qu'une meilleure compréhension des effets des
polluants environnementaux sur les fonctions du placenta permettra
d'améliorer la santé des femmes enceintes et les chances de
meilleure santé de leurs enfants. Ces travaux de recherche sont
réalisé en collaboration avec des scientifiques de l'Université
de Moncton, l'Institut de recherche médicale Beauséjour,
l'Université du Québec à Montréal, l'Université de Sherbrooke,
de Pêches et Océans à Terre-Neuve et de l'Université du
Nouveau-Brunswick.
Jérémie Desrosiers, étudiant 2e
(photo: Cathy Vaillancourt)
Mais pourquoi étudier le placenta ? À cause de son rôle
indispensable dans la croissance et le développement du fœtus. Le
placenta contrôle les échanges gazeux entre la mère et le fœtus
et produit les hormones nécessaires à la croissance du fœtus et
au bon déroulement de la grossesse. En plus d'apporter au futur
bébé les calories dont il a besoin, il agit également comme un
filtre : il élimine notamment l'urine et les excréments du fœtus
et les toxines, tel que les contaminants environnementaux, provenant
de la mère. De plus, le placenta exprime certains récepteurs, tels
que les récepteurs cholinergiques, sérotoninergiques et
dopaminergiques identiques à ceux présents au niveau cérébral ce
qui permet d'étudier in vivo ces molécules qui sont des
biomarqueurs de la toxicité.
Le placenta assure donc la croissance du fœtus et son développement
normal. En raison des changements physiologiques rapides survenant
pendant la grossesse ainsi que de l'augmentation de l'absorption
intestinale et de la mobilisation sanguine des toxines accumulées
dans les tissus maternels, le placenta est exposé à une gamme de
contaminants, qui peuvent modifier sa physiologie et sa structure.
(photo: Cathy Vaillancourt)
La professeur Vaillancourt croit qu'une meilleure compréhension
des effets des polluants environnementaux sur les fonctions du
placenta permettra d'améliorer la santé des femmes enceintes et
les chances de meilleure santé de leurs enfants. Les résultats de
ces travaux, rendus possibles grâce à des subventions du Conseil
de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, du
Fonds d'innovation du Nouveau-Brunswick et du Programme de
coopération Québec / Nouveau-Brunswick du ministère des Relations
intergouvernementales et internationales, pourraient éventuellement
aider les différents gouvernements au Canada à élaborer de
nouvelles politiques et stratégies préventives.
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