C’est pourquoi il faut constamment travailler à rétablir l’équilibre.
Les forces en présence sont gigantesques, mais des individus motivés
et des organismes impliqués peuvent beaucoup. On n’a qu’à penser,
au niveau écologique, à Greenpeace, au Sierra Club, au Wold Wildlife
Fund et aux Verts, en Europe, pour ne nommer que ceux-là. Mais il y a
urgence en la demeure, surtout avec l’avènement de la mondialisation
qui rend les économies instables, anarchiques et voraces.
Le " Penser globalement, agir localement " de Mme Bruntland
ou encore le " Small is beautiful " de E.F.Shumacher, nous
ramènent à des dimensions humaines. Le développement durable doit
rencontrer les besoins actuels sans compromettre la capacité des
générations futures de rencontrer les leurs. Il implique que les
économies répondent équitablement aux nécessités humaines et qu’elles
extraient les ressources ou produisent des déchets en ne dépassant pas
la capacité régénératrice de l’environnement.
Tout ça peut paraître intellectuel, mais le principe est fort
simple: nous sommes tous responsables de nos actions. Nous pouvons
minimiser personnellement notre impact négatif sur l’environnement
ainsi que sur l’ensemble de la société, et promouvoir les effets
bénéfiques découlant de nos activités et de nos achats. Il est
possible d’y arriver en se fixant des objectifs réalistes et
réalisables: diminuer sa vitesse au volant, réutiliser et récupérer
tout ce qui est possible, éviter les emballages superflus et la
surconsommation, mais aussi s’entraider, partager, se renseigner et
respecter le vivant.
C’est ainsi qu’à partir de l’observation des oiseaux, j’ai
pris conscience que sans protection du milieu, la vie n’est plus
possible. Depuis, j’essaie modestement, tous les jours, d’agir avec
respect, même si ce n’est pas parfait. C’est devenu un mode de vie,
un simple changement de comportement. Je sais aussi que nous sommes des
millions à agir ainsi et que ça fait déjà toute la différence.