Paint it green
Maritime business meets growing
demand for recycled products
Consumers can help the environment and their pocketbooks, thanks to a
growing paint processing company which brings the recycling revolution to
literally every surface. With a bulking & recycling facility in
Springhill,
Nova Scotia and Richibucto, New Brunswick, more people will be able to
take
advantage of the opportunity to reap the benefits of recycled paints for
their home or business.
The results make The Paint Recycling Company a
true example of sustainability, as they convert a waste product into a
valuable resource. The Company would like to see such a sustainable
approach to doing business become the standard everywhere.
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La
compagnie qui recycle
la peinture : chef de file
dans la récupération des
peintures usagées
par
Pierre Landry,
La compagnie qui recycle la peinture
Decembre 2002
a
compagnie qui recycle la peinture est née du besoin de trouver une
solution locale à un problème local.
Établie
à Dieppe au Nouveau-Brunswick en 1994, la compagnie a connu un début
modeste dans le domaine de la gestion des déchets. Aujourd'hui située
à Springhill, en Nouvelle-Écosse, et à Richibucto au
Nouveau-Brunswick, la compagnie valorise la presque totalité des
peintures post-consommation, c'est-à-dire les vieux pots de peinture
en provenance des provinces atlantiques.
En 2001, la compagnie a réussi à forger une alliance avec un
manufacturier de peinture réputé, soit la Societé Laurentide Inc.
de Shawinigan au Québec. Cette alliance a soudainement créé une
validité et une crédibilité fort nécessaires au processus de
valorisation des peintures post-consommation. En termes pratiques,
cette alliance a fait en sorte que la totalité de l'effort de
recyclage de peinture post-consommation retourne maintenant sur les
tablettes des détaillants de peinture et des quincailleries des
quatre provinces atlantiques. La peinture recyclée peut être retrouvée
sous l'étiquette Couleurs Nature ou encore, elle peut être utilisée
comme base dans la fabrication de produits nouveaux.
« Nous
avons déployé beaucoup d'efforts pour nous rendre jusqu’ici »,
affirme Pierre Landry, gérant et cofondateur de la compagnie.
« D'abord, ce n'est pas facile de partir une entreprise et de réussir
à la faire évoluer mais en plus, je dirais que c'est doublement
difficile dans le domaine de la gestion des déchets et de
l'environnement. »

(photo: La
compagnie qui recycle la peinture)
400
000 pots de peinture par année aux déchets !
Les
estimés de l'industrie indiquent qu'il y a plus de 2 millions de
contenants de peinture vendus à chaque année au Nouveau-Brunswick et
que 15 à 20 % de ceux-ci ne seront jamais utilisés. En bout de ligne,
il y a donc au-delà de 400 000 contenants de peintures qui sont
considérés comme étant des déchets à chaque année, et ce au
Nouveau-Brunswick seulement. « Avec le facteur cumulatif des années
sans service de collecte, et si l'on prend en plus l'ensemble des
quatre provinces de l'Atlantique, on se retrouve avec énormément de
vieux pots de peinture qui traînent dans nos garages et nos »,
soutient Pierre Landry. Et comme il l'explique, par le passé, ces
vieux pots de peinture aboutissaient dans les dépotoirs ou bien ils
étaient simplement incinérés. Toutefois, cette pratique archaïque
est de moins en moins fréquente de nos jours.
« En
terme de volume, les peintures post-consommation représentent de 60
à 65 % de l'ensemble de nos déchets domestiques dangereuses.
L'impact de valoriser ce flux important devient alors significatif
dans l'exercice d'une vraie gestion de nos déchets ou plutôt d'une
gestion judicieuse de nos ressources », explique-t-il.
Un
élément clé de l'entreprise demeure bien sûr la compétitivité de
son service et la qualité de son produit. Ces deux éléments sont
distincts : l'un consiste en un service de gestion des déchets,
c'est-à-dire la gestion des peintures post-consommation ; l'autre est
de vendre le produit comme tel, soit la peinture recyclée. Malgré le
prix très abordable de la peinture recyclée comparativement aux
autres sortes de peinture, le défi demeure toujours de pouvoir vendre
l'ensemble de sa production annuelle. Mais comme l'explique Pierre
Landry, cela est devenu plus facile avec la fusion à la Société
Laurentide qui possède un réseau de distribution bien établi ainsi
qu'une capacité de recherche et de développement.

(photo: Pierre Landry)
Durant
ses neuf années en affaires, la Compagnie qui recycle la peinture a réussi
à se tailler une place dans le secteur de la gestion des déchets
mais plus important encore, elle est devenue un joueur respecté sur
la scène des manufacturiers en Atlantique et travaille en
collaboration avec ces derniers. D'ailleurs, l'entreprise a été récompensée
récemment par l'obtention d'une distinction pour l'innovation en développement
durable pour la région des Maritimes. Décerné conjointement par le
Conseil national de recherches du Canada (CNRC) et les Manufacturiers
et des Exportateurs du Canada, ce prix récompense l'excellence
innovatrice en matière de développement durable, l'efficacité de
production et la protection de l'environnement. En plus, la compagnie
a reçu, plus tôt cette année, le contrat du programme de gestion
des peintures post-consommation pour l'ensemble de la Nouvelle-Écosse.
D'ailleurs, ce programme sera le modèle pour d'autres provinces étant
donné que son principe fondamental consiste en un partenariat où
l'industrie manufacturière de peinture canadienne reconnaît sa
responsabilité dans les coûts de gestion des peintures post-consommation.
Ce modèle de programme rend alors la collecte des vieux pots de
peinture plus accessible et surtout moins coûteuse pour les agences
responsables de la gestion des déchets domestiques.
La
compagnie qui recycle la peinture a réussi, au fil des ans, à établir
sa crédibilité dans le domaine du recyclage des peintures. En plus,
elle a créé une boucle parfaite par le fait même que les
manufacturiers traditionnels de peinture
reconnaissent désormais la valeur et l'importance de la
peinture recyclée. En terme de développent durable, la compagnie a
atteint l'objectif de la boucle parfaite, soit un déchet qui
redevient une ressource.
Remarque
: Le présent article ne consiste pas en aucune manière que ce soit une
publicité pour les entreprises citées. Il veut présenter
l’existence de tels produits écologiques et les difficultés rencontrées
par une personne lorsqu'il s'agit de les faire accepter comme solution
de rechange aux correctifs habituels.
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