Green-certified clearcuts: A hypocracy

The Forest Stewardship Council is an international forest certification agency that is usually associated with high standards in sustainable forestry. However, author Bob Eichenberger asserts that FSC has recently lost its credibility because it certifies clearcutters.

Eichenberger urges readers not to listen to the "experts" on forest certification, but to go see for themselves the sites that are considered "sustainable forests". As a result of poor forestry practices, communities in the Gaspé deal with unemployment and sedimentation of their waterways.

There is some hope, though. In New Brunswick, the certification company Nagaya retains its integrity when certifying forests and ensures that the forest operations are sustainable.

 

La certification verte de la coupe à blanc : 
une hypocrisie

Bob Eichenberger pour le comité forestier d'Environnement Vert Plus Maria, Gaspésie
décembre 2006 

a certification des forêts est bien positif. Ah, oui? Le problème est que les forestiers qui sont vraiment écologiques et équitables ont rarement les fonds nécessaires pour tout le processus de certification.

Le Conseil de la responsabilité fiduciaire de la forêt (" Forest Stewardship Council ") est une agence de certification internationale qui est généralement associée à la foresterie durable. La certification est accordée aux forestiers qui adhèrent aux 10 principes de l'agence. Ces principes concernent des choses comme les droits des communautés, des travailleurs, des autochtones, la sauvegarde de la biodiversité, des forêts naturelles, des ressources multiples (eau, paysages, faune etc.). 

Depuis trois ans environ, le Conseil de la responsabilité fiduciaire de la forêt a commencé à certifier des industriels, dont Tembec, Kruger et Domtar. En Gaspésie, TemRex de Nouvelle vient d'être certifié malgré les griefs et les preuves de pratiques courantes de destruction massive qui ont été présentés à l'équipe responsable de l'évaluation. À la rencontre publique avec les vérificateurs, qui a eu lieu à New Richmond le 15 novembre 2005, Environnement Vert Plus a mis de l'avant deux points importants.

La crédibilité : Encore très récemment, l'industrie lourde en forêt dénigrait le Conseil de la responsabilité fiduciaire de la forêt et se faisait certifier par l'Association canadienne de normalisation ou ISO14001. Or ces certifications ont perdu leur crédibilité parce que le public sait très bien que ces normes n'empêchent pas du tout la coupe à blanc. En certifiant des pratiquants de la coupe à blanc, le Conseil de la responsabilité fiduciaire de la forêtperd à son tour son bien le plus précieux : son nom!


(photo: Bob Eichenberger)

Une image faussée : partout dans le monde, après avoir consulté le site Web du Conseil de la responsabilité fiduciaire de la forêt, les consommateurs ont l'impression que les produits forestiers étampés avec le sceau 
du Conseil de la responsabilité fiduciaire de la forêt ont été récoltés selon des pratiques qui respectent la forêt et les communautés. Or ce n'est pas plus le cas pour TemRex que pour Irving ou les autres industriels qui pratiquent presque exclusivement la coupe à blanc faite avec de la machinerie lourde.

La terre publique, à l'intérieur de la Gaspésie est une énorme plaie. C'est comme le Nouveau Brunswick. Les usines ferment et le gouvernement ne recommande rien de mieux que de subventionner la machine industrielle défectueuse pour l'aider à achever notre pays mourant une fois pour toute. TemRex, comme les autres, va s'empresser de vider le territoire en créant le moins d'emplois possible. Mais le public se fera endormir par le FSC.

Nous et nos communautés devrons vivre avec la baisse de productivité de notre territoire, le chômage, la sédimentation de nos rivières et de notre baie et des problèmes avec nos cours d'eau pendant des générations. Dans un tel contexte, notre industrie touristique devient risible. Nous avons aussi perdu un énorme potentiel d'emplois liés à tous les produits et activités qui viendraient avec un territoire bien recouvert de bonnes forêts naturelles, diversifiées et fonctionnelles.


(photo: Bob Eichenberger)

L'illusion d'une certification " écologique " accordée à des méthodes et à des structures qui ne le sont pas, nous nuit parce que ça encourage nos élus et décideurs à nier le problème. Arrêtez donc de faire confiance aux " experts ". Allez voir par vous-même! Je vous invite tous à monter jusqu'à dans nos terres publiques et essayer de trouver des sites que vous pourrez qualifier de " forêt ". Bonne chance! Vous verrez que passé les forêts privées, il n'y a plus rien d'écologique.

Au Nouveau Brunswick, la balle est dans le camp des familles forestières Nagaya. Malgré leur association avec le Conseil de la responsabilité fiduciaire de la forêt et Smartwood, je crois encore aux critères exigés par Bill McKay et les efforts consciencieux des familles participantes. J'achèterais du bois certifié Nagaya, mais le Conseil de la responsabilité fiduciaire de la forêt ne me dit plus rien. Est-ce que Nagaya a la capacité de faire cavalier seul ? C'est ce que je leur souhaite.

Les citoyens et les groupes écologistes, comme le Conseil de la conservation du Nouveau Brunswick et le Réseau-Terres de la Couronne travaillent depuis longtemps, pour proposer et mettre en place des territoires et des activités forestières à vocations multiples, qui feront la fierté de nos municipalités et de NOS écosystèmes naturels. Un nouveau système de gestion équitable des ressources par et pour les populations locales viendra des communautés maritimes confiantes et bien informées. Pour ce faire, je vous invite tous à visiter des sites internet tels que www.nosforetsnb.org, www.conservationcouncil.ca, www.ecoforestry.ca, www.silvafor.org, http://wri.org, et le site des Nations Unies qui parle des ressources mondiales. Ne manquez pas de lire UNE FORÊT POUR VIVRE de Léonard Otis (Ed. Pleine Lune).


(photo: Bob Eichenberger)

Visitez le site du Conseil de la responsabilité fiduciaire de la forêt, www.fsccanada.org, et demandez-vous si la coupe à blanc est vraiment compatible avec leurs dix beaux principes. Et surtout, prenez les chemins de terre et allez voir dans les terres publiques, passé les terres privées et les écrans visuels, le piètre état de nos forêts. Vous voulez vous impliquer dans une vraie protection de la forêt ? Joignez-vous au groupe avec qui vous avez le plus d'affinités et agissez.