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Reflexions about
Gaia:
the health of our planet and our own health
Until we find evidence to the contrary, planet Earth, or Gaïa if
you prefer, is the only planet capable of sustaining life.
Is Earth a mega-organism?
Could it be sick?
Can it heal?
The Gaia theory, developed by James Lovelock in the 70's, proposed that
our planet acts just like a living organism, that
it has its own self-regulation mechanisms.
Gaia has warned
us repeatedly that
it is losing equilibrium.
It is just as if Gaia
has small cancers all around its ribbon of life…cancers
like pollution, destruction of habitat, rising planetary temperatures,
floods and land slides. Can Gaia really heal?
Interesting reading ~ Lecture suggérée:
James
Lovelock's web site
Gaïa
theory and mother earth
Gaia
Theory: Science of the Living Earth
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n ce
début d'année 2006 nous venons de fêter, sans doute dans l'abondance,
le temps des fêtes… et le nouvel an, une sorte de trêve de notre
quotidien, et aussi un temps d'arrêt pour réfléchir à ce qui s'est
passé en 2005, et nos espoirs pour 2006.
Lorsqu'on prends le temps de faire le bilan de l'année qui vient de
passer … et de ce que nous réserve le futur… autant au niveau
personnel, qu'au niveau de notre perception de l'état des choses sur la
planète, c'est un moment privilégié de prise de conscience et
d'adoption de nouvelles habitudes qui peuvent nous aider dans notre vie
tout en étant bénéfique pour notre planète. La planète Terre, Gaïa
si vous préférez, est le seul vaisseau qui peut, jusqu'à preuve du
contraire, soutenir la vie. Puisque ce numéro d' Éléments se
consacre à la Santé Environnementale, ou la guérison environnementale,
il est approprié de souligner que notre santé dépend largement de la
santé de notre environnement immédiat, et par ricochet de celle de la
planète.
Qu'en est-il de ce méga organisme … est-il malade? Peux-il
guérir? Que fera Gaïa pour rétablir un certain équilibre dans la
santé de ses systèmes. Il se peut que nos actions et nos décisions
collectives quotidiennes contribuent à la maladie de la planète… ou
au contraire puisse l'aider à se rétablir.
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(photo: Apollo17, NASA)
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Avant d'aller plus loin, il est à propos de souligner cette fameuse
théorie avancée par James Lovelock dans les années '70 : " La
théorie Gaïa ". Cette théorie suppose que la planète Terre agit
comme un géant organisme, muni de systèmes d'autorégulation qui
permettent l'évolution d'espèces vivantes et de leur environnement
dans un processus unique et indissociable. Lovelock, scientifique de
haut niveau travaillant à l'époque dans le développement
d'instruments de mesure pour le programme spatial de la NASA, a débuté
sa réflexion en faisant la comparaison des atmosphères entourant la
Terre et deux de ses voisines, Mars et Vénus. En résumé, il dit que
la Terre, grâce à ses systèmes de vie, assure une certaine condition
d'équilibre ou d'homéostasie sur la planète… un peu comme les
systèmes de notre corps assurent une température constante et des
fonctionnement constants au niveau de nos systèmes vitaux. Plus
précisément, la théorie prédit que le climat et la composition
chimique de la terre est maintenue dans un équilibre ou état
d'homéostasie pendant de longues périodes jusqu'à ce qu'il y ait des
perturbations internes ou externes qui provoquent un changement vers un
nouvel état de stabilité. Rien ne se perd, rien ne se crée… les
énergies se redistribuent simplement.
Prenons, par exemple, le cas ou un météorite géant frappait la
terre. Nous pourrions qualifier cet événement de perturbation externe.
Ce météorite, par son impact, formerait un cratère géant, diffusant
du coup des milliers de tonnes de poussière et de particules dans
l'atmosphère, ce qui provoquerait, chez Gaïa des réajustements de ses
systèmes de vie, de la température et de la composition de l'air.
Éventuellement, Gaïa retrouverait un équilibre, avec ses nouveaux
paramètres, et la vie (sous quelque forme qu'elle soit), entamerait les
échanges entre eux et leurs milieux de vie et contribuerait de nouveau
à créer une stabilité.
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(photo: NASA)
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D'un autre côté, si nous regardons une
perturbation interne, telle le réchauffement de la terre par l'excès
de gaz carboniques dans l'atmosphère provoqué par le comportement des
humains, il y a encore une fois un rajustement qui se fait, une
redistribution de l'énergie. Pendant le rajustement des systèmes
vivants et non vivants de la Terre, les écosystèmes et la vie telle
que nous la voyons aujourd'hui peuvent changer d'une façon drastique.
Les paramètres qui étaient assez stables, tels que la température
ambiante, les courants marins, le niveau de la mer sont en changement et
provoquent aussi des changements sur les espèces qui habitent Gaïa.
Seulement ceux qui pourront s'y adapter survivront et contribueront, par
leurs échanges avec les systèmes de la Terre, à recréer
éventuellement un nouvel équilibre.
De la même façon que nous nous occupons de notre organisme vivant,
notre corps, qui a des besoins, des malaises, qu'il faut bien nourrir,
qu'il faut purifier, garder en forme pour que nos systèmes fonctionnent
de façon optimales, la planète aussi, si on la voit comme Lovelock,
est comme un organisme muni de systèmes autorégulateurs. Gaïa nous
averti… par ses multiples messages qu'elle n'est plus en parfaite
équilibre… et qu'elle tentera de le rétablir….de se secouer une
fois de temps en temps pour redistribuer les énergies. C'est comme si
Gaïa avait des petits cancers un peu partout autour de son ruban de vie…
des cancers tels que la pollution de ses systèmes, les destructions des
habitats, l'augmentation de la température planétaire, les inondations,
les glissements de terrain.
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(photo: Belledune)
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Est-ce que Gaïa pourra guérir? Ou
peut-être une meilleur questions à poser serait " Comment Gaïa
rétablira-t-elle son équilibre? " À mon avis, tout dépend de la
capacité d'éveil des vecteurs de ses cancers… les humains. Non, nous
ne sommes pas responsables de toutes les catastrophes qui nous tombent
sur la tête mais certaines auraient pu être évitées si nous avions
fait plus attention à notre mère la Terre. Notre manque d'écoute de
ce que nous dit Gaïa pourrait être la cause de notre perte comme
espèce a moins que nous arrivions à nous conscientiser à temps et que
nous commencions à faire les choses différemment. Il faudrait que les
humains passent du mode " parasitisme " sur le dos de notre
planète à un mode de " mutualisme "…c'est-à-dire s'aider
en aidant notre hôte la Terre! Un échange " gagnant-gagnant
" en quelque sorte.
La santé de la terre est essentiellement menacée par de grands
changements dans les écosystèmes naturels. Donc c'est à nous,
habitants de cette planète Gaïa à nous soigner, revenir à
l'essentiel, respecter et s'occuper de nos milieux de vie, en parler,
donner l'exemple… et de cette façon nous arriverons peut-être à
réduire les " cancers " de notre planète, et à mériter
notre place sur cette dernière, la seule dans notre système solaire
qui nous offre tout ce qu'il nous faut pour survivre.
James Lovelock s'est exprimé au nom de Gaïa… très peu l'ont
fait, comparer aux multitudes qui se sont exprimé au nom des humains.
En fait, nous ne sommes qu'une infime partie de la grande équation de
Gaia. Pour l'organisme Gaia, notre présence ou non ne change pas
grand-chose… l'important pour Gaïa est que la vie continue, pour
maintenir son état d'homéostasie. Alors, si nous les humains voulons
conserver notre place sur cette planète, c'est à nous de jouer… pour
Gaïa, et non contre elle.
Référence : Lovelock, James (1990), " Les Ages de Gaïa
", (Traduction française) Édition Robert Laffont, Paris (293 pp)
(traduit de l'œuvre originale: " The Ages of Gaïa ", The
Commonwealth Fund Book Program of Memorial Sloan-Kettering Cancer Centre,
1988)
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