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pêcheurs côtiers du Sud du Golfe du Saint-Laurent dépendent en
grande partie de la pêche au homard pour vivre. On y dénombre
environ 3300 permis de homard dont 1300 sur la côte est du
Nouveau-Brunswick.
Depuis le premier moratoire de la pêche à la morue
en 1992 et avec la diminution des prises de la pêche au homard, les
pêcheurs côtiers cherchent des alternatives aux pêches
conventionnelles.
La pratique intensive de la pêche côtière telle
l'avènement des technologies de détection (sondeuse) et de
précision (GPS et Loran C) pour ne mentionner que ceux-là,
permettent aux pêcheurs d'être plus efficaces pour localiser et
repérer leur équipement de pêche. D'autre part, la pêche extensive
(telle la taille et la capacité des bateaux côtiers de moins de 45
pieds) permet aux pêcheurs de rester plus longtemps sur les fonds de
pêche.
Certaines pêches, celle du pétoncle par exemple consiste à
draguer les fonds marins. Elle constitue une activité complémentaire
à la pêche au homard. Même si le pêcheurs ne font pas d'argent
après déduction de l'essence, de l'aide-pêcheur , de la nourriture
etc. ils se doivent d'aller à la pêche soit pour garder leur permis
actif, soit pour garder l'emploi de leur aide-pêcheur, ou soit encore
pour être éligible à l'assurance emploi.
Ces pêcheurs sont
contents lorsqu'ils peuvent capturer 100 livres par jour. De plus,
certains d'entre eux trouvent déplorable de pratiquer une activité
qui endommage l'habitat du homard, du crabe et d'autres espèces, mais
ils sont tout de même contraints de le faire.
Voilà un cas où les
pêcheurs sont contraints d'exploiter la ressource pour assurer leur
gagne-pain et ce au détriment de la ressource pétoncle et de
l'habitat en général.