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Gulf
of
St. Lawrence
Aster
Discovery
In her article,
Valerie Godbout
tells us about a
research project
that took place in
the summer and
autumn of 2000.
The project was to
search for a very
rare plant: the St.
Lawrence Aster.
The project was
undertaken with
assistance from
many, including
la Dune de
Bouctouche and
Kouchibouguac
National Park.
The main objective
of the project was
very significant
- to
make it possible for
the managers
of
these parks to
better protect and
develop their
sites.
In New
Brunswick,
the Saint Lawrence
Aster plant is
regarded as rare.
Valerie descibes
the aster's habitat,
as well as what
the project results
were.
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L'habitat
de l'aster du Saint-Laurent est le marais salé et des
spécialistes ont aussi mentionné l'avoir observé sur le sable
en bordure des crêtes de dune. La zone préférée de l'aster
dans le marais semble être une zone ouverte que le soleil peut
réchauffer tout au long de la journée, une source d'eau douce et
une protection contre le vent et les vagues. |
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Tres belle Aster
Figure 0
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(photo: Marie-Claude
Carbonneau)
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Découverte de l’Aster
du Saint-Laurent au Nouveau-Brunswick
Valérie Godbout
Technicienne en écologie appliquée
Decembre 2000
u
cours de l'été et de l'automne 2000, des recherches pour retrouver
une plante rare nommée : aster du Saint-Laurent ont été entreprises
à la Dune de Bouctouche et au Parc national Kouchibouguac grâce au
support financier du Fond de fiducie de la nature du
Nouveau-Brunswick, d'Environnement Canada, du Parc national
Kouchibouguac et de l'Éco-centre Irving, la Dune de Bouctouche.
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Les bractées involucrales
apparaissent de couleur saumon rosé
Figure 1
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(photo: V. Godbout) |
Ces deux organismes ont sensiblement les mêmes objectifs soit
protéger, restaurer et favoriser chez le public la connaissance de ces
habitats ainsi que promouvoir la recherche et le partage des
connaissances scientifiques au sujet des écosystèmes côtiers. Ce
projet de recherche de l'aster du Saint-Laurent dans les marais salés
du Parc national Kouchibouguac et de l'Éco-centre Irving, la Dune de
Bouctouche était donc très important pour permettre aux gestionnaires
de mieux protéger et développer leur site.
L'aster du Saint-Laurent (Aster laurentianus, syn. : Symphyotrichum
laurentianum) est une espèce classifiée par le COSEPAC c'est-à-dire
le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada dans la
catégorie préoccupante. Au Nouveau-Brunswick, cette plante est
considérée comme rare avec un rang de priorité S1 soit le plus haut
rang car cela signifie seulement cinq occurrences ou moins dans la
province (Hinds, 1983).
Cette espèce est endémique au golfe du Saint-Laurent ce qui
signifie qu'elle pousse seulement dans les habitats côtiers bordant le
golfe du Saint-Laurent. Présentement, il y a 16 sites où les
populations sont encore actives. Les populations d'asters sont très
variables car les zones côtières sont des habitats très actifs. Les
deux tempêtes, celle de l'hiver et celle de d'octobre 2000, sont de
bons exemples pour démontrer comment les zones côtières peuvent être
transformées rapidement. La population est répartie entre les Îles-de-la-Madeleine
(8 sites) au Québec, à l'Île-du-Prince-Édouard (7 sites) et au
Nouveau-Brunswick (1 site) (Gilbert, 1999).
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L'Aster
du Saint-Laurent
Figure 3
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(photo: Marie-Claude Carbonneau)
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Historiquement, au Nouveau-Brunswick, trois sites avaient été répertoriés soit un à l'Île Miscou, où la population n'a pas été retrouvée cette année (Dietz, communication personnelle 2000), un au Parc national Kouchibouguac, qui est une occurrence douteuse puisque le spécimen récolté au site de la rivière Saint-Louis en 1979 n'a jamais été retrouvé, de même que la population à ce même site (Gilbert, 1999) et un à Val-Comeau qui a une population possiblement
grandissante.
L'habitat de l'aster du Saint-Laurent est le marais salé et des spécialistes ont aussi mentionné l'avoir observé sur le sable en bordure des crêtes de dune. La zone préférée de l'aster dans le marais semble être une zone ouverte que le soleil peut réchauffer tout au long de la journée, une source d'eau douce et une protection contre le vent et les vagues. Les barachois et les marais salés situés en arrière des dunes offrent cette protection. Les populations sont généralement situées dans la partie inondée lors des tempêtes et des grandes marées d'équinoxe.
L'aster du Saint-Laurent est une plante halophyte annuelle, entièrement glabre, charnue ; la tige est de 1 à 40 cm de hauteur ; capitules avec ligules très courtes et rares ou absentes, en plusieurs rangées; bractées involucrales de 5 à 11 mm de long (Gilbert, 1999). Sur cette photo (figure 1), les bractées involucrales apparaissent de couleur saumon rosé.
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(photo: V. Godbout)
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L'habitat
de l'Aster
du Saint-Laurent, la Dune
Figure 4
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Dès la mi-août, avec ces quelques indices sur l'Aster du
Saint-Laurent, l'équipe formée de trois personnes commence à
marcher dans les marais salés pour dénicher une nouvelle population.
Deux méthodes de recherche ont été utilisées lors de cette étude,
la première de type battue consistait à marcher en largeur le marais
en couvrant tout le territoire. Ainsi, toutes les plantes étaient
observées et cela permettait de vérifier avec précision la
présence ou l'absence de l'aster. Aucune population n'a été
trouvée avec cette méthode. Puis, l'équipe a eu la chance d'aller
voir la population en pleine inflorescence à Val-Comeau. Il
paraissait alors nécessaire, pour augmenter l'efficacité de
l'inventaire, de vérifier les habitats qui semblaient les plus
propices à l'Aster du Saint-Laurent. À partir de ce moment, les
efforts furent focalisés sur l'aster et l'habitat type observé à
Val-Comeau au lieu de la méthode de type battue. Cet habitat
consistait à un marais salé protégé de l'impact des fortes vagues
lors de tempêtes et des vents. De plus, l'association avec le Scirpus
acutus et le Rumex maritimus observée Val-Comeau a orienté les
recherches vers des sites précis.
La nouvelle stratégie fut fructueuse puisque quatre sites avec des
populations d'Asters du Saint-Laurent ont été trouvés au Parc
national Kouchibouguac et à la Dune de Bouctouche.
Deux sites avec des populations d'Asters du Saint-Laurent ont été
trouvés au Parc national Kouchibouguac. Les sites PNK 1 et PNK 2 se
trouvent dans la portion nord du parc. Ces deux sites se ressemblent
beaucoup. Ils sont situés à l'arrière d'une crête de dune qui les
protège des grands vents et vagues, dans les marais bordant les plans
d'eau formés par la rencontre du ruisseau (eau douce) et des marées
quotidiennes (eau salée).
Le site PNK 1 fut observé la première fois le 18 septembre 2000.
La population fut estimée à un minimum de 1000 individus. Les
espèces présentes sur le site près de l'Aster du Saint-Laurent sont
: Scirpus acutus, Scirpus validus, Eleocharis sp., Renonculus
cymbalaria et Rumex maritimus. Il est important de noter que cette
description est simplement qualitative. La plupart des asters étaient
très petites (~ 7-8 cm) voir figure 3 et quelques-unes unes
s'élevaient jusqu'à 21 cm. La figure représente le site PNK1.
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Le site PNK
2 est l’hôte de quatre plants
d’Aster du Saint-Laurent
Figure 2
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(photo: Marie-Claude Carbonneau)
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Le site PNK 2 est l'hôte de quatre plants d'Aster du Saint-Laurent.
Ce site présente une caractéristique différente car les plantes
poussent sur une portion de marais qui fut probablement transportée
lors d'une tempête ou par les glaces au printemps. Le site fut
identifié le 29 septembre 2000. La végétation entourant les plants
sont : Scirpus maritimus, Triglochin maritima, Potentilla anserina,
Atriplex hastata, Aster novi-belgii.. La plus grande aster atteint 22
cm et les trois autres sont d'environ 7 cm.
L'Éco-centre Irving, la Dune de Bouctouche est aussi l'hôte de
deux sites d'Aster du Saint-Laurent. Ces deux sites sont plutôt
différents l'un de l'autre, le site Dune 1 se retrouve dans la zone
médiane d'un marais salé typique soit dans la Spartine étalée.
Le marais est délimité de part et d'autre par des crêtes de dune,
protégeant aussi le site des vagues et du vent. Le site Dune 2 est
situé sur un plateau de la dune. Les plants se trouvent à
l'intérieur d'une colonie de Scirpes dans une ouverture où le
soleil peut pénétrer et atteindre le sol.
Le site Dune 1 représente une population de 500 à 1000 plants.
Les plants y furent trouvés le 18 septembre 2000. Ce site avait
été préalablement visité le premier septembre 2000 mais aucune
aster n'avait été trouvée. Les espèces Spartina patens,
Triglochin maritima, Festuca rubra, Bidens frondosa, Rumex maritimus
et Aster novi-belgii figurent aux côtés de l'Aster du
Saint-Laurent à ce site. La plupart des spécimens sont d'une
grandeur inférieure à 12 cm. Plusieurs sont 5-7 cm de haut.
Le
site Dune 2 possède deux plants d'Aster du Saint-Laurent. Ils ont
été trouvés le 18 septembre 2000. Ce site présente une plus
faible diversité végétale entourant l'Aster soit : Scirpus acutus,
Scirpus validus et Sonchus arvensis. Les deux représentants sont
aussi plus grands (~15 cm) comparativement ceux au site Dune 1. La
figure 5 présente un spécimen du site Dune 2.
Valérie Godbout is a Technician in Applied
Ecology, who worked for the Irving Eco-centre, la Dune de Bouctouche and the Kouchibouguac National
Park in the summer of 2000.
Valerie lives in Montmagny, Quebec. |
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