What are the real costs of giving our lumber to large multi-national companies?

The Miramichi region is a perfect example of what can happen when the government protects the interests of the large multi-national forestry companies, asserts author Jean-Guy Comeau.

In 2008, the provincial government sold six Crown Land allocations to J. D. Irving, giving them control of more than 40% of New Brunswick's Crown Land. According to the Supreme Court of Canada, Crown Lands should be managed for the well-being of the entire province of New Brunswick. So, Comeau, asks, in giving even more allocations to Irving, is the provincial government living up to its responsibility to the well-being of all its citizens?

According to Comeau, New Brunswick needs a forest management plan that will not only cater to the needs of the large companies, but also to the citizens of New Brunswick.

Combien nous en coûte-t-il de donner notre bois aux grandes compagnies multinationales? 

Jean-Guy Comeau
Société des Terres communautaires du N.-B.
mai 2008

a région de la Miramichi est un exemple parfait de ce qui peut nous arriver quand notre gouvernement protège les intérêts des grandes compagnies multinationales forestières. Présentement, dans la Miramichi, les propriétaires des lots boisés ont perdu 75% des marchés de bois coupé sur leurs lots boisés privés depuis 2003 . Avec la fermeture de Weyerhauser, UPM Kymenne, le moulin de kraft, les deux machines à papier, le moulin de pâte à papier de Nelson et la scierie de Blackville, le climat économique de la région a été beaucoup affecté.

En 2002, UPM employait plus que 1000 employés dans ses moulins de la Miramichi et Weyerhauser en avait plus que 175. Il ne faut pas oublier tous les travailleurs de bois sur les terrains de la Couronne et sur les lots privés qui fournissaient le bois pour tous ces moulins qui jouaient tous un rôle très important dans la survivance économique de la région. Le fait d'avoir donné de l'argent à UPM et Weyerhauser pendant les dernières vingt-cinq années nous démontre une des plus grosses faillites dans l'histoire de notre ressource forestière au Nouveau-Brunswick.

Supposément que nous sommes comme citoyens du Nouveau-Brunswick les propriétaires de la forêt publique. Depuis l'année 1982, l'usage des forêts publiques a été alloué aux corporations géantes. Ces "géants " contrôlent maintenant toutes nos forêts publiques de la province, ayant l'autorité exclusive sur toute fibre de bois récoltées.


L'auteur avec un pin blanc qui à 115 ans.
(photo :  Jean-G
uy Comeau)

En 2008, 6 allocations de coupe de bois sur les terrains de la Couronne ont été vendues à J.D Irving ltée par notre gouvernement provincial. Ce qui a donné à la compagnie J.D. Irving le contrôle de plus que 40% de tous les droits de coupe de bois qui se trouvaient sur les terrains publics dans la province du Nouveau Brunswick. Ce fait nous démontre que les communautés ont perdu la seule ressource dans leur position financière pour rebâtir leur région qui dépendait de la forêt pour leur survivance économique du futur.

Est-ce que la même politique de notre gouvernement provincial va se reproduire envers l'allocation de la coupe de bois qui ont appartenue une fois aux compagnies UPM et Weyerhauser ? Seront-elles vendues à J.D. Irving ? Il faut se rendre compte que depuis la fermeture des moulins dans la région Miramichi UPM et Weyerhauser ont continué leurs opérations forestières et ont continué à couper le bois qui se trouvait sur les terres de la Couronne près des communautés encore plus que jamais.

Je ne suis pas fier d'avoir averti notre gouvernement provincial en 2002 que la politique d'un programme de forêt corporatif et la prise totale des terrains de la Couronne par les compagnies forestières (ce qui a eu lieu en 1982 avec la réallocation de l'acte des terrains de la Couronne) de la journée allait créer une situation très grave dans nos régions rurales provinciales. Ces régions avaient une dépendance financière et sociale basée sur l'accès de la coupe de bois sur ces terrains de la Couronne.

Également en 2002, j'ai travaillé avec un grand nombre de gens qui ont créé des présentations favorisant la mise en pratique d'approches forestière fondées sur le modèle d'une forêt communautaire. Ces présentations ont eu lieu dans 11 collectivités partout dans la province, comme McAdam, Miramichi, Allardville, Néguac, Rogersville et d'autres. Ce modèle avait comme fondation de remonter la valeur des communautés rurales en leur donnant de l'emploi favorable dans le secteur forestier et en partageant équitablement la richesse générées par nos forêts.


Épinettes noires.
(photo :  Jean-Guy Comeau)

La forêt communautaire est basée sur le phénomène que les décisions importantes concernant notre ressource forestière devraient être prises par les intervenants directement affectés par les conséquences des décisions forestières en ouvrant de grandes opportunités pour de l'engagement public sur les domaines forestiers. Cette approche a comme résultat une démocratisation du secteur forestier.

Les terres de la Couronne du Nouveau Brunswick couvrent une superficie de trois millions d'hectares ayant une valeur de plus que trois milliards de dollars. Selon le Cour suprême du Canada, les terres de la Couronne du Canada sont confiées en fiducie à la province pour le bien-être de toute la population du Nouveau-Brunswick, incluant ceux qui restent à naître. Alors, il faut se poser la question … en donnant encore plus d'allocations de bois et de pouvoir à J.D. Irving, est-ce que le gouvernement provincial Libéral du jour répond à sa responsabilité de fiducie envers le bien-être de tous les citoyens de notre province ?

Cependant les propriétaires de lots boisés de la Miramichi vont construire un moulin de pastilles " pellet ". Le coût de construction va dépasser 16 millions de dollars. L'organisation des producteurs des lots boisés et l'association des lots boisés privés de Northumberland pendant les derniers douze mois ont eu de réunions avec le ministre des Ressources naturelles, l'honorable Donald Arseneault. Pendant ces réunions, une demande de 100 000 mètres de bois des terres de la Couronne a été faite. Jusqu'à date, cette demande a été refusée par notre ministre et son ministère. Toutes les demandes financières ont été refusées. En plus, aucun soutien financier a été offert par notre gouvernement provincial envers ce projet qui s'attend à donner un marché pour le bois de basse qualité coupée par les propriétaires de lots boisés.


Camp d'hiver de l'auteur dans la région de la Miramichi
(photo :  Jean-Guy Comeau)

La demande de 100 000 mètres de bois de basse qualité a comme but d'augmenter la production dans le futur aussi pour créer de l'emploi dans la région de Miramichi qui souffre du côté économique. La fondation du dilemme est que nos députés provinciaux qui représentent supposément les intérêts de tous nos citoyens, incluant les travaillants forestiers qui ont perdus leur emploi a Miramichi, Dalhousie, St. Arthur, Bathurst et bien d'autres collectivités de la province ont faillit de représenter ce secteur des citoyens. Il faut que nos ressources forestières du Nouveau Brunswick bénéficient d'avantage toute notre province incluant surtout les communautés rurales provinciales de cette province.

La politique en 2008 de notre gouvernement provincial nous dit que la forêt communautaire et les petites entreprises forestières rurales n'ont aucune place à la table de discussion concernant les questions forestières au Nouveau-Brunswick. Où se cache les députés gouvernementaux qui pendant la dernière élection ont soutenu le concept de forêt communautaire ? Notre gouvernement provincial du jour vient de nous dire que le bois qui est coupé sur les terres publiques de la Couronne n'appartient pas aux petites communautés. Si les compagnies multinationales et Irving veulent apporter tout le bois à Saint John, Fredericton ou Moncton le gouvernement supportera cette décision.

Le public doit s'informer et participer en révisant les objectifs de gérance des terres de la Couronne du Nouveau-Brunswick. Afin d'accorder un mandat pour une direction et une multitude de changements dans la gérance de la forêt qui va répondre non seulement aux besoins des Irving et des grandes compagnies multinationales de la province mais aussi aux nôtres, les citoyens de notre province.