Fire / Feu

Recycling
in the States 

In this article, Ben Sichel tells us about his experiences this summer working at a camp for children in Colorado, USA.

As a young environmentalist, he was a little shocked and sometimes frustrated by some of the practices used at these camps.

Noticing the lack of recycling and composting, Ben relates how he initiated the paper recycling program with the children.

His message is, "small successes are those which we all are able to reach".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

___________

Le message à retenir de cette histoire en est un que vous connaissez bien: la persévérance peut conduire à l’amélioration.

___________
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Histoire de recyclage américaine


Benjamin Leon Sichel
août 1999

 

j.gif (234 bytes)’me demande qu’est-ce qui m’attend là-bas", me disais-je. Muni de mon passeport et de quelques biens indispensables, j’étais à bord d’un vol en direction de Denver, Colorado, afin de me rendre à mon lieu d’emploi pour l’été: un camp de vacances pour enfants. Le poste m’avait semblé agréable--un été entouré de jeunes visages en plein milieu des Montagnes Rocheuses!


(photo: clipart)

Ayant déjà travaillé comme moniteur à un camp semblable ici au Nouveau- Brunswick, le plaisir de ce métier m’était bien connu. En tant que jeune environne- mentaliste, la vie dans les bois me donnait une certaine paix intérieure, ainsi qu’un lien spécial avec la nature.

D’ailleurs, l’éthique de mon camp Néo-Brunswickois enseignait aux enfants le respect pour la Terre et le milieu naturel. On faisait la promotion du camping sans impact, le recyclage, la conservation d’énergie, et d’autres valeurs écocentriques.

En arrivant à ce nouveau camp, alors, j’ai été un peu choqué. Oui, on s’épanouissait dans le milieu naturel fantastique où on se trouvait, et on s’efforçait à le garder propre en ramassant des déchets par terre. Cependant, il y avait plusieurs pratiques qui feraient grincer les dents de tout environnementaliste. Pour enflammer le feu de camp, on se servait de pétrole. Quand on voulait du beurre, de la mayonnaise, de la vinaigrette, ou tout autre condiment, on était servi en portions individuelles, chacune dans son emballage scellé. Et tout ce papier!

Chaque horaire, chaque liste de directives, chaque nouvelle étaient imprimés (habituellement sur un seul côté de la page) et distribués à tout le personnel. Le compostage? Je n’osais même pas questionner. Même si j’aimais le travail que je faisais comme moniteur, je me sentais frustré face à ces coutumes. Lorsqu’on travaille de 7 h 30 à 22 h tous les jours, on a peu de temps ni d’énergie pour sauver la planète!

Mais, un jour, je vis une lueur d’espoir. Dans le bureau administratif du camp, à côté d’un ordinateur, je remarquai un bac rempli de feuilles de papier. Pourrait-ce être..."un bac de recyclage?" posai-je timidement à un des administrateurs du camp. "Oui," me répondit-il, "j’y mets mes vieux papiers et on les apporte en ville de temps en temps."

C’était alors possible! Peut-être si je façonnais d’autres bacs et que je les plaçais à des endroits stratégiques au camp... "Ouais, ce serait une bonne idée. Moi j’t’appuierais."

Le jour suivant, je passai mes quelques moments libres quotidiens à écrire "PAPER ONLY" sur une dizaine de vieilles boîtes en carton. Puis je les posai dans les cabanes ainsi qu’à quelques autres endroits. À la prochaine réunion du personnel, j’annonçai que l’on commençait à faire le recyclage du papier et que je ferais le tour des boîtes chaque semaine!

Une semaine plus tard, je poussais de grands soupirs. Plusieurs des boîtes avaient disparu, et quelques-unes de celles qui restaient étaient vides ou bien servaient de poubelles.

Patiemment alors, je reconstruisis les boîtes et je fis une autre annonce priant mes collègues de ne pas les mettre aux vidanges. Les résultats? La participation s’est améliorée quelque peu, et je ramassai tout le papier que je trouvais.

Un peu plus tard, j’appris une nouvelle encourageante. On organisait une journée-thème où des petits groupes de jeunes entreprendraient des projets afin d’embellir le camp. Dans la liste de ces projets, il y avait la fabrication de bacs de recyclage permanents!

Je souris en lisant cette information. Le jour du projet venu, six ou sept enfants m’ont aidé à décorer huit bacs de recyclage de dessins et de slogans environnementalistes. Les bacs furent ensuite placés dans les endroits où on se sert de beaucoup de papier, et graduellement, on recyclait de plus en plus.

Le message à retenir de cette histoire en est un que vous connaissez bien: la persévérance peut conduire à l’amélioration. À mon camp américain, le recyclage continuera grâce à ces bacs permanents. Ces petites réussites sont celles que nous sommes tous et toutes capables d’atteindre.