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Quality of water,
quality of
the air and the quality of life
For more than a year now, the Association pour la préservation du
bassin versant de Bouctouche has been trying to bring attention to the
environmental stakes and well being of the citizens of the village of
Saint-Marie de Kent, with the introduction of a mega-pig farm in that
area.
Anxious citizens have deep concerns with the seriously inadequate
protection of the quality of their water,
air and life.
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Qualité
de l’eau, qualité de
l’air et la qualité de vie
par Jerry Cook
L’Association pour la préservation
du bassin versant de
Bouctouche
août 2000
n
projet pourtant qualifié par les promoteurs comme un « projet de
développement durable » continue, depuis plus d’un an, à semer
la controverse et de profondes inquiétudes à des citoyens
sérieusement inquiets de la protection inadéquate de la qualité de l’eau,
de la qualité de l’air et de la qualité de leur vie.
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Sainte-Marie de Kent -----------

(photo: L’Association pour la préservation du
bassin
versant de Bouctouche) |
L’Association pour la préservation du bassin versant de Bouctouche
travaille avec acharnement à ouvrir le dialogue aux réels enjeux
environnementaux en cause et aux menaces à la santé et le bien être
des citoyens créées par l’instauration d’une mégaporcherie dans
le village de Sainte-Marie de Kent. Depuis plus d’un an, l’Association
demande, sans succès, à être admise dans le comité de
surveillance des Fermes Metz établi par le Ministre de l’Agriculture
du Nouveau Brunswick en août 1999. « Le plus frustrant, exprime
Clarence Collette, membre de l’Association, c’est qu’en plus de
refuser l’Association sur le comité, le Ministre d’Agriculture du
NB n’a même pas eu la politesse de répondre à une lettre du
président élu du District de services locaux Jerry Cook qui demandait,
en janvier dernier, à être reconnu officiellement sur le comité en
tant que représentant des citoyens de Sainte-Marie. »
Les inquiétudes et problèmes infligées aux familles de la région
sont réels et fort dérangeants. « L’instauration de l’une
des plus grosses mégaporcheries de l’Est du Canada à Sainte-Marie
est en train de briser notre village, menacer nos santés et porter
atteinte à la qualité de notre vie présente… et cela, tout en
hypothéquant l’avenir de nos enfants », avoue tristement une
jeune mère de 4 enfants. « Souvent, mes enfants doivent entrer à
la maison car les senteurs de la porcherie les dégoutte. ».
Soulignons que les senteurs nauséabondes de porcheries intensives sont
non seulement désagréables mais contiennent des gaz (amonia, hydrogen
sulfide, etc) fortement nuisibles non seulement à la santé mais
contribuent intensément à l’effet de serre.
Notons également que la mégaporcherie de Mr Gunther Metz, accueille
jusqu’à 10,000 porcs à la fois (soit une production d’environ
35,000 par an) . Cette grange géante constitue, à elle seule, une
source de pollution, plus grande que toutes les fermes familiales de la
région et de toutes les entreprises de Sainte-Marie.
Depuis l’annonce initiale du projet, les citoyens se sont buttés
à un processus décisionnel qui laisse beaucoup à désirer. Ces
manquements, forts techniques, flagrants et fortement documentés par l’Association,
ajoutent à l’opinion générale que ce projet a été avancé
expéditivement sans les études préalables nécessaires pour mesurer
les impacts environnementaux à court et à long terme reliés à l’établissement
d’une pareille production intensive.
A de nombreuses reprises, les affirmations des bureaucrates et des
politiciens se sont résumées à exprimer que la mégaporcherie Ferme
Metz Ltd « à notre connaissance, n’a pas enfreint aucune loi
environnementale ou d’agriculture. » Ces sortes de réponses et
fuites de mesures préventives réelles continuent d’exaspérer les
victimes de cette entreprise, les citoyens de Sainte-Marie, Bouctouche
et des environs. « Pourquoi attendre que les dommages soient faits
avant de faire quelque chose, s’exclame David Boudreau. Pourquoi
mettre en péril et risquer de laisser ruiner l’industrie de pêche,
de tourisme et les petites et moyennes entreprises de la région ?
Pourquoi ne pas mieux travailler en collaboration à prévenir? »
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Fermes Metz Ltd. -----------

(photo: L’Association pour la préservation du
bassin
versant de Bouctouche) |
Un voisin de la mégaporcherie, Neil Gardner, ne comprend pas que les
ministères de l’Agriculture et de l’Environnement n’agissent pas
de façon plus responsable. « Un employé du ministère de l’Agriculture
a établit et posé les indicateurs lui-même déterminant les zones
tampons dans les champs où étaient épandus le purin le printemps
dernier. Or, une des conditions rattachées au permis d’opération
émit par la Province à Metz Farms Ltd spécifie clairement que le
licencié est responsable de cette tâche. Qui sera donc tenu
responsable lors d’écoulements d’éléments nutritifs dans les
cours d’eau et le non respect d’une distance de 30 mètres des
courants d’eau »?
En plus, Neil Gardner, lui-même fermier et en solidarité avec
plusieurs autres fermiers, demeure consterné que
« plusieurs terres
sont faussement identifiées quand à quelles sortes de récoltes sont
tirées de ces terres. Cela fausse les données et porte atteinte à la
capacité d’absorption des éléments nutritifs de ces terres et, à
court et long terme, pose un grave risque de résulter en une
surfertilisation des terres. »
Il est très déplorable et même fort inquiétant que cette
situation à Sainte-Marie ne semble pas être traité avec tout le
sérieux et la transparence qu’elle mérite. Ceci se passe dans le
contexte des événements de Walkerton et il est bien connu que de
nombreux cas de maladies et même de mort ont déjà été attribués au
niveau élevé des résidus d’animaux dans l’eau.
D’un coté, nous avons la Province qui n’est pas prête à
prendre des mesures sincères pour entrer en dialogue avec les
résidents et victimes et d’un autre coté, nous avons le
propriétaire de la Mégaporcherie, Gunther Metz qui refuse de nous
donner et de donner au public les informations environnementales qui
démontreraient que son opération se conforme réellement aux
conditions de son permis d’opération. Comment les citoyens
peuvent-ils alors se protéger adéquatement et savoir si et à quel
point la mégaporcherie ne leur pose pas déjà de sérieux risques de
santé?
Dans un article où il
offre son support à ceux qui continuent de questionner dans le but de
prévenir des dommages importants dans l’avenir, Mgr Ernest Léger,
Archevêque catholique romain de Moncton écrivait avec bel doigté :
« Une société responsable, une préoccupation chrétienne
attentive à la vie se réserve le droit à l’information en s’assurant
d’une évaluation continue concernant les impacts et conséquences
actuelles et à long terme d’une telle industrie sur l’habitat
partagé entre nous tous ». (traduction libre Times &
Transcript du 22 août, 2000 page D7)
Devant ce qui est l’une des plus sérieuses menaces
environnementales en Amérique du Nord et ailleurs, L’Association
pour la préservation du bassin versant de Bouctouche demeure
convaincue et engagée à protéger d’abord le bien public, la santé,
la qualité de l’air, la qualité de l’eau et l’avenir de nos
enfants.
Jerry Cook, membre de l’Association pour la Préservation du
bassin versant de Bouctouche
1545, Route 525, Unit 1
Sainte-Marie de Kent, NB E4S 2H2
Courrier électronique: Inbox@mondata.com
(Background information can be found at the following website http://www.mondata.com/action)
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