Biotechnology
or Bio-money?

Why are we trying
to destroy the
Colorado beetle,
(also known as the
good
old potato bug)
with biotechnology,
when a healthy
potato plant is
enough to make
these critters run?

Quite probably
because companies
like
Monsanto have
a lot of money to
make with
biotechnology, 
offers author
Ron Fournier. 

Is biotechnology
geared toward
human health or
economic health?


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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"Si l’on veut
jouer avec la
nature, faisons-le
par  croisements
seulement,
comme on l’a
fait avec le
cheval, le chien,
le bétail, les
plantes, etc.
Notre évolution
en tant
qu’humains
se joue
présentement
dans
l’apprentissage
de
l’auto-contrôle..."

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Biotechnologie ou
bio-argent?

Ronald Fournier
Ferme Néguentropie & Clinique de Naturothérapie,
président du Clearinghouse Group et ancien président 
de la Ford Alward Naturalist Association
juillett 2000

 

eux qui me connaissent m’ont probablement déjà entendu expliquer que, dans le cas de la patate, la biotechnologie de Monsanto pour contrôler le doryphore


(photo: clipart)

(la fameuse bête à patate) n’était pas nécessaire. Un sol en santé, avec équilibre minéral et microbiologie abondante, produit une plante également en santé. En mesurant le montant de solides dissouts (échelle Brix) dans le jus de la plante, on constate qu’avec 8 Brix et plus haut, le montant de sucre naturel est suffisamment élevé (signe de bonne santé) pour changer l’idée du doryphore. La nature l’avait prévu ainsi; ce sucre se transforme en alcool dans l’estomac du doryphore et il meurt de toxicité due à l’alcool. Autrement dit, il prend une « brosse » dont il ne revient pas! Par ailleurs, le rôle du doryphore n’est pas de faire blasphémer le fermier, mais plutôt d’attaquer les plantes en détresse (tout comme pour le loup attaquant le chevreuil malade). La multiplication du doryphore est une indication claire des mauvaises pratiques agricoles, encouragées par l’industrie pétrochimique afin de vendre ses nombreuses substances et les répandre sur nos champs...

Pourquoi donc a-t-on vu les Monsanto de ce monde dépenser (gaspiller) des millions de nos dollars (nos taxes ont subventionné une grande partie de ce genre de recherche au Canada, sans compter les É.-U.) pour faire la guerre à une bibitte que la nature elle-même a créé et qu’elle peut contrôler facilement? Est-ce que le mot « ARGENT » vous dit quelque chose? Ces mêmes compagnies qui sont responsables pour bien des déchets toxiques, pour le plomb dans l’essence et les prothèses mammaires remplies de gel de silicone veulent maintenant préparer votre repas!


(photo:web)

Et la santé humaine alors? Sans qu’on le sache, les fabriquants de quelques-unes des pires substances polluantes décident maintenant de ce que l’on mange! Et que dire de ce qui se passe dans le domaine médical. La leçon du doryphore, c’est que la nature a atteint un certain équilibre grâce à ses millions d’années d’évolution. La nature est-elle parfaite? NON; la preuve, regardez-vous dans le miroir... Mais, blague à part, cette nature est sensée continuer à évoluer, tout comme vous et moi. Le défi de la race humaine, ayant percolé vers le haut de la chaîne alimentaire et de la pyramide de l’évolution, c’est d’apprendre à vivre avec et à comprendre cet équilibre naturel et de cesser de tuer ces écosystèmes qui ont contribué (et contribuent encore) à notre vie quotidienne.

La biotechnologie est-elle tout à fait mauvaise? Non! Cependant, cette science semble être uniquement exploitée pour faire de l’argent... Les quelques processus qui pourraient aider à la santé et prolonger la vie des gens, ils existent déjà dans la nature si l’on cesse de se polluer collectivement et individuellement. Pour le reste, les expériences transgéniques où l’on implante des chromosomes d’une espèce dans une autre, ça devrait rester uniquement dans les laboratoires. Mais, au nom du dieu des profits, on élève déjà du poisson avec des chromosomes humains!


(photo: clipart)

Si l’on veut jouer avec la nature, faisons-le par croisements seulement, comme on l’a fait avec le cheval, le chien, le bétail, les plantes, etc. Notre évolution en tant qu’humains se joue présentement dans l’apprentissage de l’auto-contrôle; c’est à dire, de savoir s’imposer une limite d’intervention dans le monde physique. Il est fort probable que notre soif de connaissances ne sera jamais satisfaite; ça fait partie de notre héritage. Mais cela est sensé nous pousser dans le domaine spirituel; en résistant cet appel, certains de nos « bols » scientifiques se lancent dans le découpage de la nature pour essayer d’en rassembler le casse-tête (puzzle) dans un ordre différent. Bien sur, les profiteurs aiment alimenter cette frénésie de la recherche en la dirigeant vers la mise au point de produits et de processus qui vont alimenter leur « moulin » économique...

Après des années de protestation de notre part et suite au refus par le président de la France, Jacques Chirac, de laisser entrer des produits canadiens issus de la biotechnologie, le fédéral commence... maintenant, toujours en se traînant les pieds... à admettre que... peut-être... il serait bon... d’examiner... la sécurité... à long terme... de ces produits sur la santé humaine! On sait bien qui sont ceux et celles qui tiennent en mains les ficelles de contrôle de plusieurs de nos dirigeant(e)s!

Si les Européens, malgré les immenses pressions de l’ industrie agroalimentaire, ont réussi à résister et à questionner la nature de cette technologie, il me semblent que nos cousins et cousines d’outre-mer ont fait triompher le bon sens. Après tout, ça fait longtemps qu’ils accumulent des connaissances culinaires; pourquoi se fier à des aliments transgéniques ayant seulement été vérifiés à très court terme alors que la nature continue à offrir tant de trésors pour la santé?


(photo: clipart)

En terminant, (puisqu’il le faut bien!), je conclus que la biotechnologie que l’on nous propose est seulement là pour la santé monétaire et non pour la santé humaine! Est-il nécessaire d’en dire plus?

Bon appétit!