Fire / Feu

                      

What is the secret of a long healthy life?

Long life is the
result of
maintaining healthy
eating habits, not
smoking,
exercising regularly
and reducing stress
levels with the
onus being that if
we do not follow
these habits then it
is our own fault
that we become
sick.

However, in
reality, that is only
part of the
equation. One
must include our
environment - the
quality of air we
breathe, the water
we drink and the
food we eat - in
the equation.
Over the last few
years, the evidence
connecting certain
toxins in our
environment and
elevated
incidences of
cancer has
surfaced. Other
health problems
besides cancer
are also on the
increase.

Views are starting
to change with the
knowledge that
prevention maybe
more valuable to
health than
investing in finding
cures. We have
the capacity of
reducing the use
of toxic substances
and of improving
our air quality, for
a positive influence
on both our health
and environment.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons la capacité de réduire l’utilisation de produits toxiques, de pesticides à longue action et d’autres produits chimiques synthétiques de nature étrangère.

Nous pouvons améliorer notre air en faisant la promotion de transports en commun adéquats, du cyclisme, de la marche et de meilleurs plans d’urbanisation. Nous pouvons exercer une influence sur notre santé et l’environ-
nement.

 

Quel est le secret
d’une longue vie en santé?

par Le Réseau canadien pour la santé des femmes - R.C.S.F.
(Women's Health & Environments Network- W.H.E.N.)
août 2000

 

a croyance dit que nous vivrons vieux si nous mangeons des légumes, si nous ne fumons pas, si nous faisons beaucoup d’exercice et si nous diminuons notre stress. Tous ces facteurs sont importants car ils réduisent les risques de problèmes cardiaques, de cancers et autres maladies graves. Le problème de l’approche axée sur les « habitudes de vie » est que l’entière responsabilité de notre santé repose sur chacun de nous. Nous sommes à blâmer d’avoir mal agi quand la maladie nous assaille.


(photo: RCSF)

Nos habitudes de vie ne constituent qu’une partie de cette équation. L’autre partie est l’environnement dans lequel nous vivons soit la qualité de l’air que nous respirons, de l’eau que nous buvons et des aliments que nous mangeons. Nous vivons dans l’ère des automobiles, des réacteurs supersoniques, de l’énergie nucléaire, des produits chimiques et du « fast food ». Les statistiques nous disent qu’un nord-américain sur vingt a souffert du cancer dans la première partie de ce siècle. Actuellement, en nous acheminant vers le 21e siècle, une personne sur trois développera un type quelconque de cancer (une personne sur deux si l’on inclut les mélanomes), et une sur quatre en mourra.

Incidence du cancer du sein :

Ces dernières années, plusieurs survivantes du cancer du sein, des défenseurs de la santé, des activistes environnementaux et des scientifiques en sont arrivés à croire qu’il existe un lien entre certaines des toxines qui polluent notre environnement (et, par conséquent notre corps) et l’incidence élevée de cancers du sein. On ne peut remettre en question le fait que les progrès scientifiques et médicaux ont considérablement allongé notre espérance de vie. Toutefois, les retombées imprévues ont entraîné des augmentations dramatiques de l’incidence de plusieurs types de cancer, y inclus le cancer du sein.

En dépit des billions de dollars dépensés en recherches de traitements et de guérisons du cancer, nous n’avons pas réussi les percées prévues les années passées et même les décennies passées.

De plus, à l’augmentation de l’incidence du cancer se sont ajoutés d’autres problèmes de santé :

les problèmes à la naissance ou des malformations d’ordre génétique

les interférences avec notre système hormonal (endocrinien) et notre systeme de reproduction; incluant les taux décroissants de fertilité ; les hormones sont les messagers chimiques qui contrôlent la croissance, le développement et le comportement. Plusieurs agents chimiques miment ou bloquent les hormones naturelles, causant ainsi une grande variété de problèmes de santé.

l’affaiblissement de notre système immunitaire, ce mécanisme complexe qui joue dans la prévention de certaines maladies comme l’asthme, les allergies de même que le cancer.

Que sont les « toxines »?

Les toxines sont définit comme des substances qui causent, non seulement le cancer, mais également des problèmes de comportement, des mutations génétiques, des dysfonctionnements physiologiques ou reproductifs et des difformités physiques dans tout organisme ou sa descendance. Une toxine peut devenir empoisonnée quand elle se concentre en passant dans la chaîne alimentaire, ou lorsqu’elle est combinée à d’autres substances.

De façon typique, la science regarde les substances toxiques une à une. Le problème est que les humains ne vivent pas en laboratoire où les substances sont contrôlées et étudiées une à une. Dans la vraie vie, nous sommes exposés, quotidiennement, à des milliers de substances toxiques. L’industrie, l’agriculture et les usines appartenant aux gouvernements (spécialement les usines militaires) utilisent et rejettent les toxines dans l’air et dans l’eau, chaque année et en quantité massive.

Tel que stipulé dans les lois américaines et canadiennes actuelles, les citoyens doivent prouver qu’une substance est dangereuse avant qu’elle ne soit bannie ou à usage restrictif. Seulement récemment les scientifiques ont-ils commencé à étudier les effets des produits chimiques toxiques en deux ou plusieurs combinaisons – et les résultats initiaux furent alarmants. Tant qu’il y’ a environ 100,000 substances synthétiques qui ont été introduites dans notre monde depuis la révolution chimique, les connaissances actuelles sur les causes du cancer soient déficientes.

Les pesticides : L’une des plus intéressantes théories sur la manière dont les pesticides (et autres agents chimiques toxiques) causent des problèmes de santé (y compris le cancer du sein) est celle qui veut que plusieurs d’entre eux miment les hormones naturelles de notre organisme, amorçant ou bloquant les fonctions normales. Ces « copieurs » imitent souvent nos propres œstrogènes. Il est généralement admis que plus une femme est exposée aux œstrogènes durant sa vie, plus grand sera le risque qu’elle contracte un cancer de sein.

Le chlore : Le chlore, un gaz toxique, est manufacturé à partir du sel ordinaire (chlorure de sodium). Les combinaisons de chlore et de carbone produisent des organochlorés, communément trouvés dans une grande variété de produits. Dans la nature et chez les humains, les organochlorés entraînent des perturbations hormonales, de l’infertilité, des malformations, des altérations dans le développement, des dysfonctions métaboliques, des changements neurologiques et comportementaux, une immuno-suppression et le cancer.

La qualité de l’air : la question des transports
Les agents toxiques et les carcinogènes dans l’air de toutes les villes – provenant surtout des véhicules motorisés mais également par les émissions industrielles – constituent de sérieuses menaces à notre santé. Les automobiles sont un problème majeur. Et pour ceux qui croient être en sécurité à l’intérieur de leur auto, sachez que les conducteurs et les passagers peuvent être exposés à des niveaux de pollution jusqu’à 18 fois plus élevés que pour les piétons et les cyclistes. Les poussières de pneus, ces minuscules particules provenant des pneus d’automobiles, de camions et d’autobus, vont se loger profondément dans nos poumons et peuvent causer de multiples problèmes respiratoires.


Bonne nouvelle :
La prévention, ça marche!

Les gouvernements provinciaux de l’Ontario et du Québec reconnaissent que la prévention primaire peut jouer un role importante dans la réforme des services de santé. Les gouvernements locaux et nationaux, les groupes communautaires, les professionnels de la santé et autres reconnaissent que la prévention des maladies est plus valable que d’investir leurs efforts à trouver de traitements après que la maladie se soit manifestée. Bien que nous prendrons un bon moment avant que les bénéfices de la prévention deviennent évidents et bien que des résistances au changement risquent d’apparaître, nous n’avons aucune excuse de retarder notre action. Nous avons la capacité de réduire l’utilisation de produits toxiques, de pesticides à longue action et d’autres produits chimiques synthétiques de nature étrangère. Nous pouvons améliorer notre air en faisant la promotion de transports en commun adéquats, du cyclisme, de la marche et de meilleurs plans d’urbanisation. Nous pouvons exercer une influence sur notre santé et l’environnement.

Site web: http://www.cwhn.ca