a
croyance dit que nous vivrons vieux si nous mangeons des légumes, si nous ne
fumons pas, si nous faisons beaucoup d’exercice et si nous diminuons
notre stress. Tous ces facteurs sont importants car ils réduisent les
risques de problèmes cardiaques, de cancers et autres maladies graves.
Le problème de l’approche axée sur les « habitudes de
vie » est que l’entière responsabilité de notre santé repose
sur chacun de nous. Nous sommes à blâmer d’avoir mal agi quand la
maladie nous assaille.
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(photo: RCSF)
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Nos habitudes de vie ne constituent qu’une partie de cette
équation. L’autre partie est l’environnement dans lequel nous
vivons soit la qualité de l’air que nous respirons, de l’eau que
nous buvons et des aliments que nous mangeons. Nous vivons dans l’ère
des automobiles, des réacteurs supersoniques, de l’énergie
nucléaire, des produits chimiques et du « fast food ». Les
statistiques nous disent qu’un nord-américain sur vingt a souffert du
cancer dans la première partie de ce siècle. Actuellement, en nous
acheminant vers le 21e siècle, une personne sur trois développera un
type quelconque de cancer (une personne sur deux si l’on inclut les
mélanomes), et une sur quatre en mourra.
Incidence du cancer du sein :
Ces dernières années, plusieurs survivantes du cancer du sein, des
défenseurs de la santé, des activistes environnementaux et des
scientifiques en sont arrivés à croire qu’il existe un lien entre
certaines des toxines qui polluent notre environnement (et, par
conséquent notre corps) et l’incidence élevée de cancers du sein.
On ne peut remettre en question le fait que les progrès scientifiques
et médicaux ont considérablement allongé notre espérance de vie.
Toutefois, les retombées imprévues ont entraîné des augmentations
dramatiques de l’incidence de plusieurs types de cancer, y inclus le
cancer du sein.
En dépit des billions de dollars dépensés en recherches de
traitements et de guérisons du cancer, nous n’avons pas réussi les
percées prévues les années passées et même les décennies passées.
De plus, à l’augmentation de l’incidence du cancer se sont
ajoutés d’autres problèmes de santé :
les
problèmes à la naissance ou des malformations d’ordre génétique
les
interférences avec notre système hormonal (endocrinien) et notre
systeme de reproduction; incluant les taux décroissants de fertilité
; les hormones sont les messagers chimiques qui contrôlent la
croissance, le développement et le comportement. Plusieurs agents
chimiques miment ou bloquent les hormones naturelles, causant ainsi
une grande variété de problèmes de santé.
l’affaiblissement
de notre système immunitaire, ce mécanisme complexe qui joue dans la
prévention de certaines maladies comme l’asthme, les allergies de
même que le cancer.
Que sont les « toxines »?
Les toxines sont définit comme des substances qui causent, non
seulement le cancer, mais également des problèmes de comportement, des
mutations génétiques, des dysfonctionnements physiologiques ou
reproductifs et des difformités physiques dans tout organisme ou sa
descendance. Une toxine peut devenir empoisonnée quand elle
se concentre en passant dans la chaîne alimentaire, ou lorsqu’elle
est combinée à d’autres substances.
De façon typique, la science regarde les substances toxiques une à
une. Le problème est que les humains ne vivent pas en laboratoire où
les substances sont contrôlées et étudiées une à une. Dans la vraie
vie, nous sommes exposés, quotidiennement, à des milliers de
substances toxiques. L’industrie, l’agriculture et les usines
appartenant aux gouvernements (spécialement les usines militaires)
utilisent et rejettent les toxines dans l’air et dans l’eau, chaque
année et en quantité massive.
Tel que stipulé dans les lois américaines et canadiennes actuelles,
les citoyens doivent prouver qu’une substance est dangereuse avant qu’elle
ne soit bannie ou à usage restrictif. Seulement récemment les
scientifiques ont-ils commencé à étudier les effets des produits
chimiques toxiques en deux ou plusieurs combinaisons – et les
résultats initiaux furent alarmants. Tant qu’il y’ a environ
100,000 substances synthétiques qui ont été introduites dans notre
monde depuis la révolution chimique, les connaissances actuelles sur
les causes du cancer soient déficientes.
Les pesticides : L’une des
plus intéressantes théories sur la manière dont les pesticides (et
autres agents chimiques toxiques) causent des problèmes de santé (y
compris le cancer du sein) est celle qui veut que plusieurs d’entre
eux miment les hormones naturelles de notre organisme, amorçant ou
bloquant les fonctions normales. Ces « copieurs » imitent
souvent nos propres œstrogènes. Il est généralement admis que plus
une femme est exposée aux œstrogènes durant sa vie, plus grand sera
le risque qu’elle contracte un cancer de sein.
Le chlore : Le chlore, un gaz
toxique, est manufacturé à partir du sel ordinaire (chlorure de
sodium). Les combinaisons de chlore et de carbone produisent des
organochlorés, communément trouvés dans une grande variété de
produits. Dans la nature et chez les humains, les organochlorés
entraînent des perturbations hormonales, de l’infertilité, des
malformations, des altérations dans le développement, des dysfonctions
métaboliques, des changements neurologiques et comportementaux, une
immuno-suppression et le cancer.
La qualité de l’air : la question des
transports
Les agents toxiques et les carcinogènes dans l’air de toutes les
villes – provenant surtout des véhicules motorisés mais également
par les émissions industrielles – constituent de sérieuses menaces
à notre santé. Les automobiles sont un problème majeur. Et pour ceux
qui croient être en sécurité à l’intérieur de leur auto, sachez
que les conducteurs et les passagers peuvent être exposés à des
niveaux de pollution jusqu’à 18 fois plus élevés que pour les
piétons et les cyclistes. Les poussières de pneus, ces minuscules
particules provenant des pneus d’automobiles, de camions et d’autobus,
vont se loger profondément dans nos poumons et peuvent causer de
multiples problèmes respiratoires.
Bonne nouvelle :
La prévention, ça marche!
Les gouvernements provinciaux de l’Ontario et du
Québec reconnaissent que la prévention primaire peut jouer un role
importante dans la réforme des services de santé. Les gouvernements
locaux et nationaux, les groupes communautaires, les professionnels de
la santé et autres reconnaissent que la prévention des maladies est
plus valable que d’investir leurs efforts à trouver de traitements
après que la maladie se soit manifestée. Bien que nous prendrons un
bon moment avant que les bénéfices de la prévention deviennent
évidents et bien que des résistances au changement risquent d’apparaître,
nous n’avons aucune excuse de retarder notre action. Nous avons la
capacité de réduire l’utilisation de produits toxiques, de
pesticides à longue action et d’autres produits chimiques
synthétiques de nature étrangère. Nous pouvons améliorer notre air
en faisant la promotion de transports en commun adéquats, du cyclisme,
de la marche et de meilleurs plans d’urbanisation. Nous pouvons
exercer une influence sur notre santé et l’environnement.
Site
web: http://www.cwhn.ca