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Plants are good indicators of environmental changes


Dr. Liette Vasseur
Chaire d'Études K.-C. Irving en Développement Durable
Avril 2004

Iuman activities can have negative impacts on our environment. For example, we have heard many times in the past year that without urgent measures to control greenhouse gas emissions, the global climate may experience rapid and radical changes (do we have a taste of it this winter?). Changes in rainfall patterns, summer and winter temperatures, and more frequent extreme weather events may contribute to environmental changes. Trends towards warming, especially in the summer, have already been reported. Dealing with climate change may be one of the most critical environmental challenges of the coming decades. Our children will inherit this problem but, without knowledge, how are they going to be able to resolve it?


(photo: Plantwatch)

One big step is to examine how animals, plants and our physical environment react to changes in climate. This is already one step closer to becoming aware of climate change problems. One of the most obvious events in the spring is the blooming of flowers. Spring plants are sensitive to weather variation and can help forecast the optimum time for planting, treating for pests or avoiding pollen. Tracking the flowering in the spring is called plant phenology. Phenology comes from the Greek "phaino" (to appear or show) and "logos" (to study). It simply means the study of seasonal appearances and the timing of life cycle events. Since this can be accomplished visually, it is the easiest way to monitor how our environment responds to climatic variation. No sophisticated equipment is required and we can all enjoy the outdoors at the same time. In Canada, plant phenology has a well-established program called Plantwatch. The Plantwatch program has independent chapters in each province but all are connected through the Web, thanks to the Ecological Monitoring and Assessment Network of Environment Canada (www.eman-rese.ca or www.naturewatch.ca).  This program has affiliations in other countries such as the United States, European Union, Japan and China.

This is a great way to reconnect to nature, get more pleasure out of time spent outdoors and add to our knowledge about our environment. The objective is simple: to record the dates of the opening of flowers of different plants in our regions over time. How? The best option is to pick a location that you like to visit regularly, preferably on a relatively flat, open area (avoid buildings and shady areas as they will influence temperatures and the flowering of the plants!). When you visit your area, look at your plants. Are they flowering? Have you found only one flower? Are they all in bloom? You just have to note the dates! So, have fun and take care, you are making history!

A gold mine of heritage

Did you know that since 1996, Nova Scotia Plantwatch has collected spring flower dates for 12 plant species at 200 sites in the province, thanks to several observers in schools and in communities? The interesting point is that this data can be compared with records collected by MacKay between 1892 and 1923. Alexander MacKay was the school superintendent in Nova Scotia during this period of time and motivated schools to record phenological data of flowering, ice formation, bird arrivals and departures for several years. This treasure of data is important. Although the Mackay data were from a colder climatic interval in the Northern Hemisphere, most flowering dates are not significantly different from the present warmer (+0.5 - 0.7oC) period except during the 1998 season of record warmth. However, while mayflowers showed significantly later dates of first bloom, lilac flowers were earlier. Some of the variation within the province may be linked to oceanic influence; other variation reflects latitudinal gradients. The observations reported from this survey are compatible with the climate changes detected by more sophisticated equipment and can show the value of using Plantwatch in our communities (Vasseur et al. 2001. Northeastern Naturalist 8: 393-402).


(photo: Plantwatch)

In New Brunswick, Plantwatch is more recent and needs your help. Are we really moving towards a cooling or a warming period in our region? What are the impacts of such changes? We need to discover our plants and maybe we too have a gold mine of data.

Interested in the Plantwatch program?

You can visit the Naturewatch website or contact: Dr. Liette Vasseur, Chaire d'Études K.-C. Irving en Développement Durable, Pav. P.A. Landry, Universite de Moncton, Moncton, NB E1A 3E9; E-mail : vasseurl@umoncton.ca

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Les plantes sont de bons indicateurs des changements environnementaux…

Les activités humaines peuvent avoir des conséquences néfastes sur notre environnement. Par exemple, nous entendons très souvent dans les nouvelles que nous devons réduire nos émissions de gaz à effet de serre, sinon nous ne voulons pas avoir à subir des changements rapide et radicaux du climat (avons-nous un goût de cela cet hiver ?). Des variations dans les patrons de pluie, les températures estivales et hivernales, et des tempêtes plus fréquentes peuvent contribuer à ces changements. Déjà des tendances à des températures plus chaudes en été ont été observées. Faire face au changement climatique sera un des défis les plus importants dans les années à venir. Nos enfants vont avoir à subit les conséquences de ce problème et sans de meilleure connaissance les solutions seront difficiles à trouver.

Une première étape est d'examiner comment les animaux, les plantes et notre environnement réagissent aux variations du climat. C'est déjà une étape plus proche à mieux comprendre comment le climat va nous affecter. Un des événements les plus évidents au printemps est la floraison. Les plantes de printemps sont sensibles au changement de température et peuvent prédire le temps idéal pour planter, traiter les pestes ou éviter les pollens (et la fièvre des foins !). On appelle ces observations de la floraison, la phénologie. Le mot phénologie vient du grecque "phaino" (apparaître) et "logos" (étude). Donc, on observe les événements arriver. Il s'agit d'une des façons les plus simples de surveiller la variation climatique car nous n'avons besoin que de nos yeux. Pas besoin d'équipement et c'est une bonne façon de profiter du plein air. Au Canada, ce programme de surveillance se nomme Opération Floraison. Il ya des chapitres dans chaque province et territoire, tous connectés par le Web grâce au Réseau d'évaluation et de surveillance écologique d'Environnement Canada (www.eman-rese.ca or www.naturewatch.ca). Il y a même des programmes associés aux États-Unis, dans l'Union européenne, en Chine et au Japon.


(photo: Plantwatch)

C'est une très bonne façon de se reconnecter à la nature, de passer du temps dehors et d'améliorer nos connaissances sur notre environnement. L'objectif est simple : marquer les dates de floraison de certaines plantes printanières de notre région. Comment ? Le mieux, choisir une plante et une location et la visiter régulièrement. Il est préférable d'être sur terrain plat et loin d'édifice car cela influence la température et donc la floraison de la plante ! Quand vous visiter votre endroit, vérifier si la plante fleurit. Y a-t-il une fleur d'ouverte ? Est-ce que toutes les fleurs sont ouvertes ? Marquez la date et c'est tout! Amusez-vous, vous passez à l'histoire !

Une mine d'or d'héritage

Saviez-vous que depuis 1996, Opération Nouvelle Écosse ramasse les dates de floraison de 12 espèces dans 200 sites de la province grâce à des bénévoles dans les écoles et les communautés ? Ce qui est intéressant est que les données peuvent être comparées à celles ramassées par M. Alexander MacKay, superintendant des écoles de 1892 à 1923. Il avait motivé les écoles de la province à récolter des données phénologiques de floraison, des gelées, des migrations d'oiseaux pour plusieurs années. C'est une mine d'or de données. Bien que ces données aient été prises dans une période climatique plus froide, nous pouvons voir que les dates de floraisons ne sont pas significativement différentes que la période plus chaude (de 0,5 à 0,7oC) que nous avons eu en 1998. Cependant, tandis que certaines espèces comme la fleur de mai fleurissent plus tard, d'autres comme le lilas fleurit plus tôt. Cela est dû à l'influence océanique et à la latitude. Les données rapportés par les bénévoles sont similaires à celles prises avec des instruments lus sophistiqués et dispendieux. Et cela démontre la valeurs de nos communautés.

Au Nouveau Brunswick, Opération Floraison est plus récent et a besoin de votre aide. Allons-nous vers un climat plus chaud ? Quels seront les conséquences de ces changements ? Nous avons à mieux découvrir nos plantes et nous aussi avons-nous une mine d'or de données.

Intéressé par Opération Floraison ?

Venez visiter le site de Naturewatch ou contactez :
Dr. Liette Vasseur, Chaire d'Études K.-C. Irving en Développement Durable, Pav. P.A. Landry, Universite de Moncton, Moncton, NB E1A 3E9; E-mail : vasseurl@umoncton.ca