Let's Help
the Oceans

1998 has been declared the International Year of the Ocean by the United Nations and the International Oceanographic Commission.

The Earth’s oceans make up more than 70% of the surface area of the planet. If you were to combine all available surface land into one continent, it would be roughly the size of the Pacific Ocean. Given its size, it is little wonder that we exploit it for its fish, nickel, natural gas, gravel, salt, and more. It also gives us fresh water in the form of clouds, contributing significantly to our atmosphere, and gave birth to all land animals  approximately 3.3 billion years ago.

So why is it that we pour 6 millions tons of oil into the sea each year? Is it absolutely necessary to have industries which pump by-products directly into waterways unchecked? What about the 12.5 million fishermen that head out to sea each day to catch an estimated 90 millions tons of fish each year?

What we need to realize is this: Just like a human, the sea has its limits. The earth is asking for compassion and the least we can do is to get involved in activities such as the International Year of the Ocean. For more information, head to www.unesco.org

C'est pas la mer à boire

Hélène-Annie Lavoie,
octobre 1998 

l.gif (280 bytes)’océan joue un rôle crucial dans le maintien de la vie sur terre et est l’élément clé des changements climatiques. Cependant il semblerait que cette belle flaque d’eau est plus mal en point que nous le croyons. C’est pourquoi le United Nation Educational Social and Cultural Organisation [Unesco] a proclamé, en collaboration avec la Commission Océanographique Internationale [COI], l’année 1998 comme étant l’Année Internationale des Océans [AIO].

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(photo: NBEN/RENB)

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Cocagne, N.B.
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L’idée d’une Année Internationale de l’Océan [AIO] a été proposée par la COI et adoptée lors d’une conférence générale de l’Unesco en 1993. Les problèmes dont souffre l’océan ne datent donc pas d’hier. Le but général de l’AIO est donc de sensibiliser et conscientiser les gouvernements ainsi que la population face à la situation environnementale.

La vie sur terre a débuté il y a environ 400 millions d’années alors que celle dans l’océan aurait débuté plus de 3,3 milliards d’années passées. À pareil âge, ce n’est pas étonnant que l’océan ne soit pas au meilleur de sa forme! En terme de quantité, l’océan constitue plus de 70% de la surface du globe soit 360 millions de km2. En fait, le relief terrestre au complet (incluant les îles) occupe seulement l’océan Pacifique. De plus, environ 60% de la population mondiale soit près de 3,6 milliards de personnes vivent à moins de 60 km d’une côte maritime. Il en va de soi que certains de ces gens dépendent de la mer pour vivre et malencontreusement, polluent beaucoup.

Contrairement aux algues, le pétrole ne pousse pas dans nos océans cependant foi de bêtise humaine, il semble en avoir autant. On estime le montant d’huile déversée dans l’océan à environ ¼ de sa production mondiale, en l’occurrence, 6 millions de tonnes par année! La plus grande quantité de produits pétroliers qui est versée dans l’océan provient des rivières elles-même. On a qu’à penser aux industries ainsi qu’aux raffineries qui déchargent leurs produits directement dans nos rivières, ces dernières se déversent ensuite tout bonnement dans l’océan sans savoir ce qu’elles contiennent.

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(photo:NBEN/RENB)

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Des bateaux

à Alma
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Lorsqu’il y a de grands déversements le long des côtes, il peut y avoir plusieurs conséquences environnementales dont l’arrêt complet de la pêche à l’intérieur de ladite zone, de même que des populations entières de poissons qui disparaissent de ces régions. Bref, l’industrie de la pêche est alors durement affectée. D’ailleurs on estime à environ 12,5 millions le nombre de pêcheurs qui remontent près de 90 millions de tonnes de poissons par année. C’est de quoi nourrir directement ou indirectement 200 millions de personnes!

Il ne faut tout de même pas croire que l’océan ne fait que fournir du poisson. Pour l’instant on y exploite du cuivre, du nickel, du sable, du gravier, du gaz naturel... Cependant avec un peu de temps et une technologie bien appliquée, il sera possible de produire de l’énergie (en quantité mondiale) à l’aide du courant des vagues, et d’utiliser l’énergie thermique des courants marins.

En attendant, je lance un défi à ceux qui se disent « non-dépendant » de l’océan; soyez certains de ne plus acheter de shampoing, de cornichons, de ruban adhésif et de produits cosmétiques. Quant au plus fin qui croit dur comme fer n’avoir rien à voir avec l’océan, eh bien il devra cesser de consommer de la bière, certains desserts et surtout de ne plus acheter de litière pour le ti-minou. Impressionnant tout ce qu’on peut faire avec les trésors de l’océan, non?

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(photo:NBEN/RENB)

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Richibucto, N.B.
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Je souhaite éperdument que cet article vous a rendu conscient d’un fait : Tout comme l’humain, l’océan a ses limites. La planète nous demande un geste d’amour envers ses composantes et ce n’est sûrement pas nous demander la mer à boire. Pour tout autre renseignement concernant l’AIO, consultez le site web de l’Unesco soit http://www.unesco.org