Nuclear Waste in New Brunswick
When Pointe Lepreau nuclear station will be finally
decommissioned, it will leave behind 2700 metric tons of highly dangerous
depleted uranium.
This nuclear waste will remain dangerously toxic for the next
300 000 years.
Unfortunately, we have left the polluter, NB Power, the decision--as to
how it should dispose of this highly dangerous material.
NB Power has to recommend, before 2005, whether the waste should be put
in storage somewhere deep in the Canadian shield, or near the nuclear
station, or somewhere else in Canada with other nuclear waste.
Nuclear Waste Watch has asked for an independent environmental impact
assessment to study all the options concerning nuclear waste disposal.
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Les
déchets nucléaires
du Nouveau-Brunswick
Daniel LeBlanc
Coalition pour l'énergie verte au Nouveau-Brunswick
(en collaboration avec la campagne Action déchets nucléaires)
Janvier 2004
rojet
énergétique à vendre, avec d'énormes risques financiers en
perspective, une dette écrasante à supporter et plus de 2 700 tonnes
métriques de déchets hautement radioactifs à donner !

Pointe Lepreau
Voilà en quoi se résume aujourd'hui le portrait pathétique de 30 ans
d'aventure nucléaire au Nouveau-Brunswick, province considérée jadis
"avant-gardiste" par les marchands de réacteurs nucléaires du
gouvernement fédéral (ÉACL). Ces vendeurs de mensonges courtisaient les
officiels de notre gouvernement sans arrêt au cours des années 1970 pour
que nous fassions le "sacrifice ultime" de donner un grand coup
de pouce aux projets d'exportation de l'industrie nucléaire canadienne.
Innocente et prête à risquer l'avenir de ses générations futures en
échange d'un "mirage" économique, la province s'est faite
prendre au piège (le coût de construction de la centrale nucléaire est
passé des 400 $ millions prévus à 1,2 $ milliards, et les coûts du
démantèlement et de gestion de nos déchets nucléaires se chiffrent
maintenant à plus de 900 $ millions, alors que les jours de la centrale
tirent à leur fin et que nous n'avons mis de côté aucune réserve
importante pour s'en occuper.
En termes d'impacts sur les générations à venir, nous pouvons dire
que notre province existe depuis neuf générations - depuis 1784; il nous
aura fallu une seule génération pour produire 2 700 tonnes métriques de
déchets hautement radioactifs à Pointe Lepreau, déchets qui resteront
dans un état dangereusement toxique et qui nous imposeront des frais pour
12 000 générations à venir - soit pour 300 000 ans. Çà, c'est de
l'avant-gardisme !
À la veille de la fermeture de Pointe Lepreau en 2007 ou 2008, nous
voilà donc face à un sérieux problème : que faire de notre héritage,
pour ne pas dire de notre cauchemar nucléaire au Nouveau-Brunswick?
Les déchets hautement radioactifs (aussi appelés "combustible
irradié" ou "appauvri"), ce sont les restant du
combustible épuisé de l'uranium utilisé pour l'énergie nucléaire et
les réacteurs de recherche. Chaque grappe de combustible provenant d'un
réacteur nucléaire pèse environ 24 kilogrammes et, à la fin de 2002,
il y avait 1,7 million de grappes de combustible aux centrales nucléaires
canadiennes (environ 40 000 tonnes métriques, dont 2 700 tonnes
métriques au N.-B.).

Les déchets hautement radioactifs
(photo:
U.S. Nuclear Regulatory Commission)
Les déchets hautement radioactifs contiennent plus de 100 différents
isotopes radioactifs. Même les doses de radiation faible émises par les
déchets peuvent causer le cancer ou d'autres problèmes de santé. Ces
déchets sont un danger mortel et doivent être strictement isolés de
l'environnement pour des centaines de milliers d'années. Si les déchets
s'échappaient dans l'environnement, les éléments radioactifs
circuleraient à travers le sol, l'eau et l'air, causant ainsi une
contamination généralisée.
Récemment, des groupes de citoyens de tous les coins du pays ont
formé un nouveau réseau, Action déchets nucléaires (ADN), pour opposer
les plans d'enfouir les déchets hautement radioactifs de l'industrie
nucléaire dans le bouclier canadien. L'industrie nucléaire favorise
l'évacuation en couches géologiques profondes dans le bouclier canadien
pour des raisons économiques et surtout aussi, comme le faisaient
remarquer les environnementalistes l'automne dernier, pour ensevelir sous
terre son plus gros problème de relations publiques.
En dépit d'une recommandation, découlant d'une évaluation
environnementale fédérale il y a 5 ans, de créer une agence impartiale
pour gérer notre problème de déchets radioactifs au pays, le
gouvernement Chrétien a donné en 2002 le contrôle de la Société de
gestion des déchets nucléaires (SGDN) à l'industrie nucléaire
elle-même : Ontario Power Generation, Hydro Québec, Énergie
Nouveau-Brunswick, et Énergie atomique du Canada Limitée (ÉACL). La
SGDN a un mandat de trois ans pour recommander, d'ici novembre 2005, son
option préférée pour les déchets hautement radioactifs, en choisissant
une parmi les trois options suivantes (a) "l'évacuation en couches
géologiques profondes dans le bouclier canadien" ; (b) "l'entreposage
à l'emplacement des réacteurs nucléaires" ; et (c) "l'entreposage
centralisé en surface ou souterrain".
Action déchets nuclaire à demandé la mise sur pied d'une commission
d'évaluation environnementale fédérale/provinciale conjointe et
indépendante, qui aborderait toute la gamme des options de gestion des
déchets radioactifs, et qui serait mise sur pied suite à la
recommandation de la SGDN en novembre 2005. Le gouvernement fédéral
devrait également initier un débat parlementaire complet et un vote
libre quant aux recommandations de la SGDN et de la Commission
d'évaluation environnementale. En attendant ces études, la solution
privilégiée par ADN et la plupart des groupes environnementaux du pays
est de garder ces déchets dans des entreposages sécuritaires,
contrôlés et récupérables sur le site des centrales.

L'entreposage centralisé en surface
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Typical Dry Cask Storage System
(photo: U.S. Nuclear Regulatory Commission)
Les centrales nucléaires canadiennes, comme celle de Pointe
Lepreau, connaîtront leurs derniers jours dans les dix à vingt
prochaines années, et avec la fin de cette ère, il sera de notre
responsabilité de décider du sort final de notre lot empoisonné de
déchets nucléaires dans la province. Face à l'énormité de ce
problème, il est de notre responsabilité à tous de s'informer des
choix disponibles et des conséquences de ces options.
Si la tendance à l'inconpétence des joueurs de l'industrie
nucléaire se maintenait, fort est à parrier que nous partagerons la
compagnie de ces déchets hautement radioactifs au Nouveau-Brunswick
pour encore de nombreuses générations à venir.
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