Fire / Feu

                     

 


(photo: B. Gerhardt)


Change: Should we tame it or endure it?

A budding philosopher wonders why people wait for change to happen rather than taking the time to learn and becoming agents of change.

 

 

 

 

 

Le changement :
Devrait-on l'apprivoiser ou le subir?!


Ronald Fournier, généraliste éclectique en évolution

Clearinghouse Group
Decembre 2001

 

elon un vieux proverbe chinois :
« La seule chose qui ne change pas, c"est le changement ». De nos jours, les événements dépassent la plupart des gens et ils s’avouent trop souvent bafoués par les désastres, les attaques et autres animaux du même genre. Pourtant, en tout temps, ces personnes ont accès à un océan de renseignements pertinents à tous les niveaux de leur vie. Si ces personnes prenaient la peine de s’instruire, d’interroger la vie et de regarder au-delà des choses mondaines, elles découvriraient un monde en évolution, une effervescence soutenue par le choc des cultures et des idées, un univers dont l’étendue est presque insondable.


(photo: Museumspot)

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Rodin's
The Thinker

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Selon moi, une partie du problème, c’est que les gens se laissent trop facilement endormir par cette partie des médias qui, depuis belle lurette, se fait le porte-parole des « sociétés de consommation » (des entreprises commerciales), c'est-à-dire des parasites qui sucent la sève de la société de consommation qu’elles ont engendrée.

De temps à autre, certains événements comme les ouragans, les tempêtes et les « 11 septembre » viennent réveiller les gens et leur offrir une occasion de remise en question et d’introspection.

Il arrive parfois que certaines personnes vont profiter d’une telle occasion (ou crise) pour examiner leur mode de vie et mieux s’informer de ce qui se passe dans le monde. Plusieurs d’entre nous furent surpris par l’ignorance d’un si grand nombre de Canadiens et d’Américains concernant la religion musulmane, le Proche-Orient et les mécontentements de longue date causés par notre trop longue dépendance envers le pétrole.

J’ai vu récemment à la télé quatre dames bien populaires aux États-Unis parce qu’elles animent une émission (The View) pour « divertir » les gens (c-à-d, remplir le temps entre les messages publicitaires). On leur a demandé si, selon elles, à certains temps de l’année, la lune était plus proche du soleil que de la terre. Qu’elle fut ma surprise lorsque toutes ces quatre personnes ont répondu : « Oui! » La plupart des écoliers et quiconque ont fait le moindrement de lecture sauraient normalement que, si tel était le cas, la lune serait incinérée dans l’espace de quelques secondes...

Cela m’amène à penser que trop de personnes se plaisent à passer leur vie à « dormir »; elles sont même frustrées lorsque les incidents et les attentats les forcent à s’ouvrir les yeux de temps à autre. Tout comme plusieurs écologistes, je crois que l’environnement (Dame Nature) commence à cogner à la porte collective de la race humaine pour l’éveiller et l’avertir que bien des bouleversements naturels vont « obscurcir » ses horizons.


(photo: PMA Conservation Dept.)

Est-ce qu’on va subir ces changements ou bien est-ce que l’on va prendre en main notre avenir, reconnaître les conséquences de nos activités polluantes et changer nos mauvaises pratiques?

Si, de nos jours, des idoles de l’Église Cathodique peuvent encore croire que la lune est parfois plus proche du soleil que de la terre, nous avons bien du pain sur la planche si l’on espère remettre la race humaine sur la bonne piste. Il nous faut donc continuer nos efforts d’éducation, de sensibilisation et surtout d'actions exemplaires.

« Mieux vaut allumer une chandelle que de maudire la noirceur! »