Forget your car and embrace
your bicycle!


Spring is fast approaching and now is the time to get out there on your bicycles to enjoy the fresh air!
It really is easy to live without a car, we just need to be reminded
of the other ways we can get around!

It is necessary that we consider including the usage 
of the bicycle 
as an alternative means of transportation, to 
the political agendas. 
We must embrace transportation methods that do not pollute, which allows to people to improve or maintain their health mentally and physically, while also increasing the 
viability of the cities and the rural communities in New Brunswick. 

 

 

 

 

 

 

 

 

       

Oubliez un peu votre 
voiture et enfourchez
votre bicyclette!

Inuk Simard
Le Club d'Ornithologie du Madawaska
février 2000

e printemps est presque à notre porte. Sortez votre bicyclette de la remise et allez vous amuser! Il reste de la neige et il y a de l’eau partout? Et puis? Cet hiver, j’ai utilisé mon vélo de montagne au moins 1 fois par semaine, en moyenne, pour circuler en ville. La plupart du temps, c’est aussi rapide qu’en voiture, on n’a pas besoin de chercher pour stationner la voiture et on prend un bonne bouffée d’air frais!!! J’ai quand même hâte à l’été!


(photo:clipart)

Beaucoup de gens vous diront qu’il est pratiquement impossible de vivre sans voiture. Si vous n’en possédez pas une vous-même, vous utiliserez le taxi, l’autobus ou voyagerez avec quelqu’un qui possède une voiture. Peu importe le moyen, nous devons nous déplacer pour travailler, pour manger, pour nous vêtir et pour revenir chez-soi. En fait, il est très rare qu’une journée passe sans que je n’aie eu à me déplacer. Je ne crois pas qu’il soit impossible de vivre sans voiture. Ce qui semble inévitable, par contre, c’est d’avoir à nous déplacer.

Je me souviens encore de la journée où j’ai acheté ma première voiture. C’était une VW Rabbit 1981, vieille de 10 ans déjà! Oh! ce n’était pas une voiture bien puissante, mais 400,00 $ semblait bien peu pour la liberté et les possibilités de déplacement que cette voiture allait m’apporter. Que la destination soit l’épicerie, l’Université, une visite chez mes parents, un voyage à Moncton, à Québec, en Gaspésie, ou au Mont Carleton, peu importe, tout était maintenant possible. Un jour, j’ai dû me départir de la Rabbit, elle ne voulait plus avancer.

Je possède toujours une voiture. Mais je n’en ai pas toujours eu une! Avant d’être assez « vieux » pour conduire une voiture, j’avais une bicyclette. En fait quand j’y pense, j’ai eu une bicyclette (pas toujours la même depuis!) durant bien plus d’années que j’ai été propriétaire d’une voiture. Le sentiment de liberté qui m’a envahi lors de l’achat de la Rabbit, s’inspirait sans doute des années que j’ai passées à me promener à bicyclette, pour aller au village ou à l’école ou encore pour me balader dans les sentiers en forêt, pour me rendre à la rivière ou pour explorer les champs et boisés du voisinage.

Pendant quelques années, je n’ai pratiquement pas utilisé ma bicyclette. C’était plus facile d’aller en voiture, trop loin pour aller à bicyclette, je n’étais pas assez en forme pour me rendre à tel ou tel autre endroit, etc¼Depuis quelques années, par contre, j’y reprends goût! Bien des raisons surgissent quand on essaie de savoir pourquoi les gens n’utilisent pas davantage la bicyclette pour se déplacer. Certaines raisons sont d’ordre personnel (santé, condition physique), d’autres d’ordre social, communautaire et/ou économique.

(photo:BigRide)
Il reste tout de même que la raison fondamentale pour laquelle la majorité des gens ne se déplacent pas davantage à bicyclette est la mauvaise planification des infrastructures de transport. Comment voulez-vous qu’un cycliste se promène dans les villes du N.-B. quand la majorité du territoire urbain ne comporte pratiquement jamais d’infra- structures ou d’espaces compatibles avec l’utilisation de la bicyclette? POURTANT, on trouve assez d’espace pour construire de nouvelles routes, des avenues, d’incroy- ables grands parcs de stationnement, des stations d’essence et des centres spécialisés d’entretien mécanique! POURTANT, on installe des systèmes de signalisation, on finance un service de surveillance policière pour assurer la sécurité sur les routes et on investit annuellement des sommes astronomiques pour rajeunir les routes et couvrir des crevasses et des trous qui resurgissent l’année suivante! POURTANT, on développe des super- autoroutes destinées au transport des matières premières et des produits de consommation vers les usines de transformation et les villes et villages.


(photo: BigRide)

L’utilisation de la bicyclette comme moyen de transport alternatif doit nécessairement être mis à l’agenda des discussions socio- économiques et environnementales. Il est possible de remodeler les villes et infra- structures de transport déjà existantes pour accommoder des modes de transport qui ne polluent pas, qui permettent au gens de se côtoyer et d’améliorer ou maintenir leur état de santé mental et physique.

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"L’utilisation de la bicyclette 
comme moyen de transport
alternatif doit nécessairement
..."
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Des exemples de villes qui favorisent l’utilisation de la bicyclette existent. Certaines villes de Hollande ont fait de grands pas dans cette direction. L’utilisation de la bicyclette comme moyen de transport alternatif peut jouer un grand rôle dans la viabilité des villes et des communautés rurales au Nouveau- Brunswick. Le virage vers l’utilisation de la bicyclette prend de plus en plus d’ampleur même si au Nouveau-Brunswick les efforts dans cette direction sont pratiquement inexistants. Il faut plus que l’établissement de pistes cyclables ou multifonctionnelles reliant les communautés pour que l’utilisation de la bicyclette soit significative. En juin 2000, Vélo Mondial 2000, une conférence internationale portant sur l’utilisation de la bicyclette dans le monde, se tiendra à Amsterdam, en Hollande. On y discutera entre autres de politique de développement local, de planification et infrastructure urbaine, de gestion du trafic, de sécurité routière, de stationnements pour bicyclettes, de modèles d’implantation et d’analyses coûts-bénéfices. Espérons que des répercussions se feront sentir jusqu’ici!