n feu de bois exhale dans l'air,
par une froide soirée d'hiver, une odeur particulièrement agréable. Cependant, le
chauffage au bois risque d'entraîner des effets défavorables sur la qualité de l'air à
l'intérieur comme à l'extérieur si l'on se sert d'un vieux poêle à bois inefficace ou
l'on utilise de mauvaises techniques de chauffage.
La bonne nouvelle, c'est que l'Association pulmonaire du
Nouveau-Brunswick vous suggère mille et une façons d'améliorer la qualité de l'air que
vous respirez et vous permet déconomiser grâce à sa Campagne des poêles à bois
non polluants. La Campagne, qui a eu lieu du 3 septembre au 15 octobre 1997, comportait
deux volets.
Dans un premier temps, elle visait à limiter les émissions produites par
la combustion du bois et à améliorer la qualité de l'air, tant à l'intérieur qu'à
l'extérieur, en renseignant les propriétaires de poêles à bois sur les bonnes
méthodes d'utilisation et d'entretien de leur appareil depuis le choix du bois à
utiliser jusqu'à la façon de bien charger son poêle pour obtenir une combustion
efficace et propre. Deuxièmement, la campagne informait que les polluants peuvent être réduits avec lachat dun poêle à bois ou dun
poêle à granulés, conformes aux normes EPA. L'utilisation d'un appareil de
chauffage conforme aux normes EPA permet de réduire presque complètement les émissions
provenant de la combustion du bois.
Laspect principal de la campagne portait sur un programme provincial d'échange de
poêles à bois. Sur une période de six semaines, un total de 112 vieux poêles
ont été échangés contre des poêles à bois ou à granulés conformes aux normes EPA.
Les consommateurs participants à ce programme déchange ont pu
bénéficier dun rabais à lachat de leur nouveau poêle chez les détaillants
participants.
La campagne comprenait aussi de nombreuses séances d'information et conférences. Il y a
eu des ateliers sur la teneur en humidité du bois où les gens pouvaient gratuitement
faire vérifier leur bois de chauffage pour s'assurer qu'il était prêt pour l'utilisation. Des exposés sur la combustion du bois
ont aussi été offerts pour renseigner les consommateurs sur le type de bois à utiliser, sur les articles à ne jamais brûler dans
leur appareil, sur la façon de charger correctement le poêle, sur les moyens
dentretenir une combustion optimale ainsi que sur le choix du bois de chauffage et
sur la manière de l'empiler.
«Connaître et utiliser les bonnes techniques de combustion ou acheter un appareil
conforme aux normes EPA peut améliorer considérablement la qualité de l'air», de dire
Kenneth Maybee, directeur administratif de l'Association pulmonaire du Nouveau-Brunswick. «Jétais moi-même un des premiers
consommateurs à échanger mon ancien poêle contre un appareil de chauffage conforme aux
normes EPA.»
Le Programme d'échange des poêles à bois a été financé par Action 21 d'Environnement
Canada et commandité par le Programme de formation technique en énergie du bois -
Nouveau-Brunswick (WETT-NB), la Hearth Products Association of Canada (HPAC), l'Association des constructeurs d'habitations du
Nouveau-Brunswick (NBHBA), le bureau du commissaire aux incendies ainsi que les ministères de l'Environnement et des Ressources naturelles.